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2017 et non, je ne regrette rien !

Non, rien de rien, non, je ne regrette rien …  et je repars à zéro.

Et voilà que le 2016 prend le large. En guise de bilan, je dirais que cette année qui s’en va m’a semblé bien courte, spontanée, intense. Un séjour en Afrique qui, à peine commencé, était déjà fini. Une période qui m’aura permis de plonger au plus profond de moi-même, de freiner et de savourer la lenteur. De regarder autour de moi aussi, un réflexe vital mais que je négligeais de plus en plus dans ma vie de parisienne. La routine finit toujours par m’embrouiller les sens.

Au moment où je viens d’atterrir en Europe, je ne regrette absolument rien de notre dernière aventure. Au revoir au Kenya, au revoir à l’Afrique… ou dites plutôt « à bientôt », car au fond de moi-même, je préfère penser que ce n’est que partie remise. Nos voyages viennent tout juste de prendre fin. Plusieurs mois de liberté inespérée devant soi, ça n’arrive pas deux fois de suite. En profiter jusqu’à la dernière minute, en savourer jusqu’à la dernière goutte, telles ont été les priorités dès le début de la fin. J’espère arriver à trouver bientôt le bon moment pour reprendre mes récits et le partage de photos sur le blog.

Chers copains de Nairobi qui avez accepté de nous accueillir ces derniers jours, soyez- en vivement remerciés . Dès que nos chemins se retrouvent sur ces nouvelles latitudes plus glaciales, je vous promets de la fondue moitié-moitié à volonté! 😉

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Chez moi, ailleurs

Je ne saurais trouver des mots plus justes que ceux de la journaliste Astrid Wendlandt pour dire mon attachement à la France.

Il arrive qu’on se sente chez soi ailleurs. Dans quelques rares endroits lointains, tout semble plus authentique. La pensée y est plus limpide, l’impulsion de vie intense. On y devient même parfois meilleur […]. Ce n’est qu’une fois rentrée que je saisis ce que j’y ai gagné. Au fil des années, j’ai acquis un robuste instant de survie, une mansuétude pour les déséquilibrés, un abandon à l’imprévu et une certaine placidité face à l’adversité

Astrid Wendlandt, L’Oural en plein cœur

Espagnole de naissance, j’ai fait de la France mon pays d’adoption. C’était en 2000. Depuis, c’est dans ce va-et-vient, dans ce « entre-deux » que j’évolue et ne cesse de me construire. Le voyage et le mouvement font partie de mon quotidien et le remplissent de belles expériences. Lorsque je ne bouge pas, j’ai plaisir à me laisser transporter par les récits de grands et petits voyageurs.

L’étendue de 1600 km qui sépare mes deux principaux ports d’attache n’a jamais été un frein, je la dépasse volontiers pour aller toujours plus loin. Mes proches ont souvent peur que les voyages nous éloignent. Mais moi je dis, pas de crainte ! Comme on recule pour mieux sauter, on voyage pour mieux revenir au point de départ. Et ça, on ne le sait pas à l’avance, mais de chaque périple, on revient métamorphosé.

Je suis arrivée à Paris à la fin de l’été, un jour comme celui-ci.
Quinze ans après, j’y suis encore. Que voulez-vous ?
Les coups de foudre, on ne les choisit pas.

Chez moi c’est ici… mais aussi là-bas… et quelque fois, encore un peu plus loin.

Et vous, comment vivez-vous votre appartenance à plusieurs endroits?