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Expatriation avec ses animaux: le retour en Europe

Vous vous interrogez sur l’entrée (ou retour) en Europe avec vos animaux de compagnie en provenance d’un pays tiers ? Dans ce billet, mon expérience de voyage et les formalités pour l’import-export de mes deux chats depuis le Kenya vers la Suisse.

Mes animaux domestiques sont toujours la pire source de stress lors de chacun de mes voyages. Rentrer en Europe avec nos animaux, après les avoir fait suivre en Afrique, a été le moment le plus redouté de notre déménagement.

Encore au Kenya, sans trop savoir quelle serait la nouvelle terre promise sur laquelle nous allions échouer, j’avais déjà commencé à me renseigner sur les démarches pour un plausible retour en France. Après tout, nous rentrions en Europe. Telle était notre seule certitude en septembre dernier. A nouveau, j’ai dû me pencher sur les sempiternelles exigences de l’UE, la rage, les parasites, les douanes, les voyages en avion… Bref, recommencer à zéro mais dans le sens inverse.

C’est ainsi qu’au moment où la fortune a crié « Suisse ! », la moitié de mon travail de recherche était accompli. Je dis bien « la moitié » car la Suisse se voulant exceptionnelle en matière de lois et d’usages, je craignais que ce minuscule pays alpin ne me mette encore des bâtons dans les roues. Elle aura beau faire bande à part, la Suisse a néanmoins cela de louable : pour l’UE, elle accepte la libre circulation des chats et des personnes ;-). Traduit dans le cas qui nous occupe : les procédures d’importation d’animaux domestiques en Suisse sont équivalentes à celles en vigueur dans les pays membres de l’UE. Un beau geste suisse qui m’a sauvé de la camisole de force.

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Soin et garde de vos animaux domestiques au Kenya

Vous êtes vous déjà demandé comment faire garder votre chat ou chien lorsqu’il vous a suivi en expatriation ? Dans ce billet, quelques infos et leçons tirées de mon expérience en Afrique, au Kenya. Et surtout, je vous livre ma super adresse de pension-garde d’animaux à proximité de Nairobi!

Time flies !.. Cinq mois se sont écoulés entre le début de nos vadrouilles sabbatiques, la fin de notre séjour au Kenya et nos premiers pas vacillants en Suisse. Et voilà la question qu’on me pose sans cesse : « mais où sont passés vos deux poilus »  ? Rassurez-vous, abandonner nos deux nounours (même s’ils nous coûtent une fortune en croquettes !) n’a jamais été au programme.

Nos carnivores domestiques ont atterri fin février à Zurich et se portent très bien. Après un bilan de santé complet, on leur a pris une carte de fidélité chez le véto. Nous en sommes à la troisième consultation vaccinale ! A la maison, ils s’habituent petit à petit à leur nouvel espace de vie, aux nouvelles températures, aux nouveaux bruits. Ils commencent enfin à comprendre que l’herbe ne pousse pas sur le parquet et qu’on ne peut pas faire son quart d’heure de folie près de la cheminée quand elle est allumée. En définitive, comme nous, ils marchent encore sur des œufs.

Pendant le dernier trimestre de 2016, alors que nous étions occupés à parcourir un petit bout de l’Afrique de l’Est, Arsène et Kikou sont restés en pension, à 100km de Nairobi, en train de se rouler sur l’herbe et de se la couler douce au soleil. Ils ont passé un merveilleux séjour de quatre mois consécutifs chez Anita Mills et son équipe de Yoani Yapperville. Des milliers de câlins par procuration, et surtout à plein temps!

Arsène et Kikou avaient déjà  pris l’habitude de séjourner dans le chenil de Yapperville à chacune de nos absences supérieures à une semaine. Le déplacement sur l’une des autoroutes les plus kamikazes du Kenya étant nécessaire, le voyage devenait très éprouvant pour moi et pour eux. Lorsque notre absence ne dépassait pas plus qu’un long weekend, ils restaient à la maison comme des grands, et quelqu’un passait tous les jours pour les nourrir et les chatouiller. Une petite pensée à ceux qui m’ont aidé à prendre soin des chats à la maison, et sans qui je ne serais pas partie vadrouiller sans soucis comme j’ai pu le faire. GRAND merci du fond du cœur !

chats-nairobi

Le super chenil c’est par ici

Mon congé chat-batique

Et la petite histoire d’une adoption surprise

Avec près de vingt ans d’expérience professionnelle dans mon CV, j’avais forcément entendu parler du congé maternité, du congé de solidarité internationale, de congé payé, du congé maladie, du congé formation et même du congé pour catastrophe naturelle. Rien ne laissait imaginer cependant, qu’en déménageant au Kenya j’allais découvrir un nouveau type de congé. Or, par la force des choses, en tout début d’année 2016 je me suis retrouvée en congé chat-batique 😉

Le mois dernier dans mon poste sur l’expatriation avec son animal domestique, je vous relatais l’Odyssée traversée par Arsène pour nous rejoindre à Nairobi. Ce billet a suscité beaucoup d’intérêt (devrais-je dire préoccupation ?) sur l’atterrissage et l’acclimatation d’Arsène à son nouvel environnement. Je profite au passage pour vous remercier au nom d’Arsène pour tous vos petits mots, messengers et whatsapps, il est ravi d’avoir son propre club de fans!

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Bien qu’ayant réussi rapidement à réunir les « basiques » de notre installation à Nairobi, je me souviens très bien qu’en octobre dernier le foyer avait toujours le goût du vide sans notre boîte-à-ronrons. Notre nouvelle maison manquait sensiblement d’âme. Nous avions enfin une adresse et un code postal,  mais nous n’étions pas «chez nous». Non, je n’exagère pas… car on ne peut réellement comprendre cette carence quand on n’a jamais eu d’animaux domestiques. Me voilà soulagée de savoir notre petit foyer « semi-nomade » enfin au complet et pour la petite anecdote, la famille s’est depuis agrandie de manière inespérée…

A commencer par Arsène, après une fragile période d’adaptation où il a reniflé la maison de fond en comble, nous avons conclu qu’il se plaisait bien. Mais dites-moi quel chat ne le ferait pas dans une maison multi-paliers avec, en bonus, un petit bout de pelouse verte rien qu’à lui ? La découverte du jardin a été une révélation pour notre chat, c’est peut-être parce que dernièrement à Paris, lui et les géraniums se disputaient la surface d’un minuscule balcon. Ici nous avons fait grillager le jardin pour qu’il sorte en toute sécurité. Ça c’était en novembre, à croire que le bout de pelouse ne lui suffit plus car il a tendance à s’évader comme Harry Houdini !

Avec une surface habitable digne du Sheikh Khalifa, il s’est mis à pratiquer le sport national kenyan. Il s’est découvert aussi une passion pour les chips au vinaigre et sel (les anciens strates britanniques persistent…) mais surtout il est passé progressivement du stade de chasseur de mouches inégalable à celui de terrasseur de geckos dans le jardin. Il croque tout ce qui bouge.

Chat-noir-sur-chaise

Pour ses besoins quotidiens, connaissant sa maîtresse qui n’a pas hésité à faire le tour des importateurs de croquettes de la capitale, il est aux petits oignons. Bref, c’est un chat comblé ou du moins il l’était…  jusqu’à ce qu’il fasse la connaissance de Kikou.

Aïe, le jour où Kikou est arrivé…

Emmener son chat en expatriation

S’expatrier avec un chat: mon expérience avec le Kenya

Je suis de celles qui suivent de près les campagnes de sensibilisation de la SPA en France, et j’avais longtemps hésité à prendre un animal de compagnie du fait de notre vie en appartement et surtout de nos absences répétées. Et puis, il y a maintenant deux ans et demi de cela, un chaton a croisé mon chemin en plein cœur de Paris. La nuit de l’heureuse coïncidence, j’ai arrêté de repousser l’échéance et j’ai adopté Arsène.  Alors, le jour où nous avons accepté l’expatriation en Afrique, la première de mes inquiétudes a été « mais que fait-on d’Arsène ? ». Dès le lendemain, j’entreprenais mes recherches sur le transport d’animaux domestiques vers le Kenya.

chat-dans-valise
Je suis prêt… on part quand, tu dis?

Le choix d’emmener notre chat au Kenya fait partie intégrante de notre gros déménagement. Un choix qui a surpris notre entourage et une bonne raison donc pour que je partage sur le blog mon expérience.

Nombreux sont ceux qui hésitent (beaucoup) à faire voyager leur chat en avion, à amener son animal en expatriation (Kenya ou ailleurs), et qui se demandent s’il est raisonnable de lui faire subir une telle épreuve… car si l’on s’en tient à la légende : un chat ça ne voyage pas.

La décision de faire voyager notre chat n’a pas été prise à la légère. Après bilan, de toutes les démarches inhérentes à la procédure d’expatriation, faire venir Arsène au Kenya est celle qui a demandé le plus d’énergie et d’acharnement administratif.

A ceux qui n’osent pas (encore) faire le pas, je leur offre mon vécu. Dites-vous bien que, moi aussi, je me suis sentie complètement désœuvrée face à la paperasse et aux lacunes manifestes de la part des organismes consulaires et/ou des services vétérinaires, autant de la France que du Kenya. La législation de ce dernier étant susceptible de se voir modifiée en fonction de l’humeur des fonctionnaires, très peu de sites officiels s’engagent à vous donner des informations « précises »… Bref, dès qu’on met un pied hors d’Europe, on tombe dans un sac de nœuds. Pendant des semaines, il m’aura fallu harceler les vétérinaires, croiser à plusieurs reprises les informations reçues, poser et reposer les mêmes questions.

J’espère donc sincèrement que mon expérience vous aidera à prendre la décision de faire (ou non) voyager votre compagnon. Réfléchissez bien à ce que vous souhaitez pour lui, et si vous avez la moindre hésitation ou une bonne solution de repli en France, ne la négligez surtout pas. C’est bien connu, au-delà du stress que l’animal subit pendant le transport, le chat s’agrippe à son territoire. Ceux qui aiment les animaux autant que moi s’y retrouveront !

Mon expérience et démarches par ici