Chez moi, ailleurs

Je ne saurais trouver des mots plus justes que ceux de la journaliste Astrid Wendlandt pour dire mon attachement à la France.

Il arrive qu’on se sente chez soi ailleurs. Dans quelques rares endroits lointains, tout semble plus authentique. La pensée y est plus limpide, l’impulsion de vie intense. On y devient même parfois meilleur […]. Ce n’est qu’une fois rentrée que je saisis ce que j’y ai gagné. Au fil des années, j’ai acquis un robuste instant de survie, une mansuétude pour les déséquilibrés, un abandon à l’imprévu et une certaine placidité face à l’adversité

Astrid Wendlandt, L’Oural en plein cœur

Espagnole de naissance, j’ai fait de la France mon pays d’adoption. C’était en 2000. Depuis, c’est dans ce va-et-vient, dans ce « entre-deux » que j’évolue et ne cesse de me construire. Le voyage et le mouvement font partie de mon quotidien et le remplissent de belles expériences. Lorsque je ne bouge pas, j’ai plaisir à me laisser transporter par les récits de grands et petits voyageurs.

L’étendue de 1600 km qui sépare mes deux principaux ports d’attache n’a jamais été un frein, je la dépasse volontiers pour aller toujours plus loin. Mes proches ont souvent peur que les voyages nous éloignent. Mais moi je dis, pas de crainte ! Comme on recule pour mieux sauter, on voyage pour mieux revenir au point de départ. Et ça, on ne le sait pas à l’avance, mais de chaque périple, on revient métamorphosé.

Je suis arrivée à Paris à la fin de l’été, un jour comme celui-ci.
Quinze ans après, j’y suis encore. Que voulez-vous ?
Les coups de foudre, on ne les choisit pas.

Chez moi c’est ici… mais aussi là-bas… et quelque fois, encore un peu plus loin.

Et vous, comment vivez-vous votre appartenance à plusieurs endroits?

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