Expatriation avec sa mascotte: le retour en Europe

Vous vous interrogez sur l’entrée (ou retour) en Europe avec vos animaux de compagnie en provenance d’un pays tiers ? Dans ce billet, mon expérience de voyage et les formalités pour l’import-export de mes deux chats depuis le Kenya vers la Suisse.

Mes animaux domestiques sont toujours la pire source de stress lors de chacun de mes voyages. Rentrer en Europe avec nos animaux, après les avoir fait suivre en Afrique, a été le moment le plus redouté de notre déménagement.

Encore au Kenya, sans trop savoir quelle serait la nouvelle terre promise sur laquelle nous allions échouer, j’avais déjà commencé à me renseigner sur les démarches pour un plausible retour en France. Après tout, nous rentrions en Europe. Telle était notre seule certitude en septembre dernier. A nouveau, j’ai dû me pencher sur les sempiternelles exigences de l’UE, la rage, les parasites, les douanes, les voyages en avion… Bref, recommencer à zéro mais dans le sens inverse.

C’est ainsi qu’au moment où la fortune a crié « Suisse ! », la moitié de mon travail de recherche était accompli. Je dis bien « la moitié » car la Suisse se voulant exceptionnelle en matière de lois et d’usages, je craignais que ce minuscule pays alpin ne me mette encore des bâtons dans les roues. Elle aura beau faire bande à part, la Suisse a néanmoins cela de louable : pour l’UE, elle accepte la libre circulation des chats et des personnes ;-). Traduit dans le cas qui nous occupe : les procédures d’importation d’animaux domestiques en Suisse sont équivalentes à celles en vigueur dans les pays membres de l’UE. Un beau geste suisse qui m’a sauvé de la camisole de force.

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Berne, le kit du parfait migrant

Gérer ses démarches d’installation en Suisse en moins de 7 jours, c’est possible. La recette d’intégration concoctée par la Ville de Berne, j’ai testé!

Et moi qui craignais devoir quitter le Kenya à l’approche des élections présidentielles de 2017 (un an à l’avance, la clairvoyance des médias et la presse internationale commençaient déjà à nous taper dessus). Alertés par le remue-ménage qui a précédé les mois de l’été 2016 dans le centre administratif de Nairobi, des futurs plans d’évacuation pour les expatriés se concoctaient en tapinois au sein des structures internationales les plus prudentes. Depuis les éclats de violence inter-tribale qui ont secoué le pays en 2007-8, un traumatisme encore présent pour les kenyans malgré la décennie écoulée, les locaux savent (oh combien!) que le pire est toujours à craindre à l’approche des élections présidentielles.

Après tout, chers dieux de l’expatriation, on en vient presque à vous remercier de nous avoir épargné le stress d’un départ chaotique et imminent. Trois mois sabbatiques ont su très bien occuper cet espace de transition, autant pour Mister que pour moi, et nous encourager à voir notre verre à moitié plein. Finalement, les seuls qui n’ont jamais leur mot à dire au moment où il faut décamper ce sont nos deux félins globetrotteurs (déjà confortablement installés dans leur nouvelle vie de petits suisses 😉 ).

Après cette petite mise en bouche pour ceux qui arrivent, ou pour rafraichir la mémoire aux autres, nous voilà donc, installés en Suisse pour une période indéfinie (cette fois-ci nous avons mis un point d’honneur à ouvrir tous les cartons en moins de 7 jours). Une fois le brouillard des premiers jours dissipé, j’ai pu suivre de près les efforts déployés par la Suisse pour nous voir « intégrés au plus vite ». Et j’en suis bouche bée. Je n’en reviens toujours pas que l’Autorité cantonale des migrations elle même ait pris soin de nous expliquer jusqu’à l’usage en matière de recyclage d’ordures. A se demander si on ne fait pas de la couleur du sac poubelle la priorité des priorités dans le programme d’intégration des nouveaux arrivants dans le canton de Berne… O_o!

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La Suisse, j’y suis, j’y reste

Hier soir je tombais sur l’un de ces messages qui circulent sur facebook, en provenance de je ne sais quel site d’éveil de conscience à la con : « Tu ne peux pas commencer le prochain chapitre de ta vie, si tu relis sans cesse le dernier ». Au vu des circonstances actuelles, je crois que pour une fois j’adhère à 100% à ce genre de baratin spirituel. Avanti donc, et que ceux qui m’aiment me lisent !

Dernièrement, il a été question de l’Afrique, d’un tourbillon de voyages, d’encore plus de voyages, et d’un gros déménagement. Et la Suisse dans tout cela ? Je n’en parle pas trop, hein ? N’allez pas croire que je suis victime d’hallucinations ou que j’ai succombé à une crise de mythomanie. Noooooon, je suis toujours en pleine possession de mes facultés mentales. J’attendais juste qu’une poussée de stoïcisme vienne faire taire la petite voix intérieure qui n’a cessé de refouler les faits depuis le début de l’année. C’est plus vrai que nature, au 1er janvier 2017 nous avons plongé au cœur de l’hiver suisse-allemand, et nous y sommes toujours. Remarque, j’aurais peut-être mieux fait d’intituler ce post, « 5 astuces pour passer de l’Ugali à la raclette en moins de 48h», car si ce ne sont pas des facilités d’adaptation ça…

Image paradoxale mais portrait fidèle de mon état d’esprit au 1er janvier dernier, c’est pour vous dire…

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Soin et garde de vos animaux domestiques au Kenya

Vous êtes vous déjà demandé comment faire garder votre chat ou chien lorsqu’il vous a suivi en expatriation ? Dans ce billet, quelques infos et leçons tirées de mon expérience en Afrique, au Kenya. Et surtout, je vous livre ma super adresse de pension-garde d’animaux à proximité de Nairobi!

Time flies !.. Cinq mois se sont écoulés entre le début de nos vadrouilles sabbatiques, la fin de notre séjour au Kenya et nos premiers pas vacillants en Suisse. Et voilà la question qu’on me pose sans cesse : « mais où sont passés vos deux poilus »  ? Rassurez-vous, abandonner nos deux nounours (même s’ils nous coûtent une fortune en croquettes !) n’a jamais été au programme.

Nos carnivores domestiques ont atterri fin février à Zurich et se portent très bien. Après un bilan de santé complet, on leur a pris une carte de fidélité chez le véto. Nous en sommes à la troisième consultation vaccinale ! A la maison, ils s’habituent petit à petit à leur nouvel espace de vie, aux nouvelles températures, aux nouveaux bruits. Ils commencent enfin à comprendre que l’herbe ne pousse pas sur le parquet et qu’on ne peut pas faire son quart d’heure de folie près de la cheminée quand elle est allumée. En définitive, comme nous, ils marchent encore sur des œufs.

Pendant le dernier trimestre de 2016, alors que nous étions occupés à parcourir un petit bout de l’Afrique de l’Est, Arsène et Kikou sont restés en pension, à 100km de Nairobi, en train de se rouler sur l’herbe et de se la couler douce au soleil. Ils ont passé un merveilleux séjour de quatre mois consécutifs chez Anita Mills et son équipe de Yoani Yapperville. Des milliers de câlins par procuration, et surtout à plein temps!

Arsène et Kikou avaient déjà  pris l’habitude de séjourner dans le chenil de Yapperville à chacune de nos absences supérieures à une semaine. Le déplacement sur l’une des autoroutes les plus kamikazes du Kenya étant nécessaire, le voyage devenait très éprouvant pour moi et pour eux. Lorsque notre absence ne dépassait pas plus qu’un long weekend, ils restaient à la maison comme des grands, et quelqu’un passait tous les jours pour les nourrir et les chatouiller. Une petite pensée à ceux qui m’ont aidé à prendre soin des chats à la maison, et sans qui je ne serais pas partie vadrouiller sans soucis comme j’ai pu le faire. GRAND merci du fond du cœur !

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Le super chenil c’est par ici

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