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S’envoyer en l’air au Kenya!

Dans mon dernier billet, je vous faisais flipper (ou vous donnais la nausée, je ne sais plus…)  avec toutes ces images zoomées d’abattage, d’étripage et de boucherie qui se déroulent au quotidien dans la plus célèbre des réserves naturelles du Kenya, le Masai Mara. Rouler en voiture pendant des heures, avaler de la poussière et flétrir de chaleur en faisant du voyeurisme sur le quotidien des carnivores, des charognards et autres pachydermes résidents, c’est assez fatiguant. Souvenez-vous que nous avons choisi le self-drive ! Pour changer donc du safari en voiture, en parallèle, on a voulu trouver une activité qui parvienne à nous redonner des frissons (l’ascension du  Mount Kenya, on la sent déjà très loin derrière nous), on s’est donc dit … et si pour changer de la monotonie on s’envoyait en l’air, comme ça, en plein milieu du Masai Mara ?

Ça nous trottait dans la tête depuis un moment déjà, on en avait pas mal discuté entre nous, mais sans vraiment se décider, sans oser passer à l’acte. Est-ce le bon moment ? Es-tu sûr que le Mara en vaut la peine ? On ne va quand même pas faire ça sur un coup de tête ! Tu te rends compte de ce que cela suppose ? S’envoyer en l’air ! Une belle perspective, certes… et une petite folie tout de même mais à faire au moins une fois dans la vie. C’est vrai que nous en avions tellement envie que cela méritait de trouver une éphéméride digne de l’événement. En d’autres termes, il nous fallait trouver une excuse.  Mais que célèbre-t-on ? Que célèbre-t-on ? Que cela fait plus de 20 ans que nos destins se sont croisés sur les plages turbides de la Mer du Nord ? Ce gros bout de chemin ensemble ça se fête, non ?

Vingt ans après, et toujours puceaux en la matière, nous nous sommes décidés à monter dans une montgolfière 😉

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Le Masai Mara au volant (self-drive)

Découverte de la réserve la plus visitée du Kenya au volant de notre 4×4, petit retour d’expérience sur le self-drive avec, en cadeau, la loi de la savane (gare aux végétariens!).

Tout juste après le Mont Kenya (et non sans un bon massage !) on s’est lancés dans un nouveau périple, plus classique et attendu cette fois-ci. Nous sommes partis sur les pas du tourisme international dans le méga célèbre Masai Mara (« Le Mara » pour les intimes). Venir au Kenya sans visiter le Mara, c’est comme passer à Paris et ne pas rendre visite à la Dame de fer. Un fantasme assez réducteur, car il y a bien plus que cela au Kenya. Avec tout ce que je vous montre sur le blog depuis plus d’un an j’espère que le message est bien passé : le Mara c’est bien le Kenya mais le Kenya n’est pas que le Mara !

Sillonner les pistes du Masai Mara avec sa voiture n’est pas un choix ordinaire. Le voyage est long, laborieux, fatiguant et tellement rocambolesque! 😉 Comme nous ne sommes pas du genre à choisir la voie la plus facile, on s’est dit que,  pour une fois qu’on avait du temps devant nous, autant partir avec notre 4×4. Finalement, se rendre (et circuler) dans la réserve animalière la plus célèbre du Kenya au volant de son propre véhicule s’est révélé assez marrant, et je vous promets que cela n’a rien d’audacieux. Malgré les avis démotivants, nous avons voulu tester le Mara en self-drive. Cette première expérience a été concluante pour la suite de nos voyages.

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Islande: 10 randos coup de ♥

Randonner en Islande, une vraie thérapie

Nous venons de traverser une période du genre à vous obliger à rester cloués à la maison, sous peine de voir le ciel s’abattre sur vous dès que vous faites mine de vouloir quitter Nairobi. C’est la redoutable saison des pluies, et le mois de mai s’est avéré être le pire car c’est là que la mousson battait son plein. Il semblerait néanmoins que le phénomène touche à sa fin. Nous laissons derrière nous (je croise les doigts !) des semaines tonitruantes et torrentielles dont je préfère vous épargner les détails et les nombreux dégâts qui en découlent. J’en avais marre de me balader en permanence dans mes super-sexy boots en caoutchouc (les intimes ont pu les apercevoir sur facebook!) mais c’était ça ou investir dans un boutre 😉 Un peu comme en France en ce moment, sans vouloir faire de l’humour noir.

Durant ces journées de siège aquatique, où je me suis sentie plus proche des amphibies que des humains, je me suis plongée (l’expression me va comme un gant) dans des rêveries islandaises et profité pour faire du tri dans mes photos tant que la batterie de mon PC tenait le coup. Les pluies battent en retraite mais les coupures d’électricité ne nous laissent aucun répit. Quelle différence avec l’année dernier où, à cette même époque, nous profitions du grand air en Islande. Que de beaux moments!

Au printemps dernier, Mr Expat et moi séjournions pendant 3 semaines (inoubliables) en Islande. Trois semaines dans l’île, cela signifie quelques milliers de kilomètres au volant, où nous avons frôlé de près le syndrome de Stendhal, découvert le riche nuancier des paysages islandais et quelques unes de ses beautés inédites. Mais nous avons aussi marché un peu, beaucoup, à la folie… Nous avions d’importantes décisions à prendre et grand besoin d’aérer l’esprit. Entre geysers, coulées de lave, falaises abruptes, chutes d’eau et volcans en sommeil, nous avons essayé de trouver notre rythme et une certaine sérénité. Car lorsque Mr Expat et moi-même marchons ensemble, nous regardons le paysage, faisons des pauses-glucose par ci et par là, des photos, encore des photos… On se presse, on s’attarde, on se disperse, on se recueille.

Il n’est certainement pas aisé de randonner avec nous, mais c’est à ce pas là que nous marchons, et pas à un autre. La randonnée n’est jamais pour nous une compétition, on y voit plutôt l’opportunité de se plonger dans un état de contemplation, de se focaliser sur son propre effort. Et pour cela, l’Islande est idéale, car chaque métamorphose du paysage invite presque à la retraite spirituelle !

Avertissements : Dans ce poste, je boude le Kenya, le billet va être long… et je ne parle pas du trek au Laugavegurinn (la rando star en Islande); le centre de l’île et les routes qui mènent à ce dernier étant uniquement praticables et autorisées en été.

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Islande: Twenty Shades of Grey

{Ou un petit billet à l’image des grands rêveurs}

Avant de me rendre en Islande, je n’imaginais pas, qu’outre dans le nuancier de peinture Ripolin, une telle diversité de teintes de gris pouvait exister. Quelle belle surprise lorsque je découvre que ce pays les regroupe toutes, de la plus timide à la plus audacieuse. D’un bout à l’autre de l’île, s’il y a bien une chose qui vous frappe en Islande c’est la couleur charbonnée dont les nuances se déclinent à l’infini.

Le Gris est souvent vu comme une teinte sans grande importance puisque qualifiée de couleur anodine, sobre, triste, austère, morose. Aurais-je été frappée par une couleur quelconque?

Il se pourrait. C’est néanmoins à travers les multiples déclinaisons du gris que la beauté de l’Islande m’a saisie.

Et pour reprendre les mots de Philippe Claudel dans Les Ames grises,

Rien n’est tout noir ni tout blanc, c’est le gris qui gagne. Les hommes et leurs âmes, c’est pareil […].

ce qui à première vue me paraissait insignifiant, aujourd’hui prend une toute autre dimension dans mes souvenirs. Je suis repartie d’Islande il y a quatre mois en remportant dans mes souvenirs une palette de gris inoubliable.

1- Le gris ouaté du brouillard marin. Toujours inattendu, jamais le bienvenu

Islande, Montagne dans la brume, Fjord de Bakkagerdi

2- Le gris maussade de l’orage qui s’insinue

Orage imminent sur le port de Husavik

Plus de nuances par ici