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Déménager à Nairobi en quelques jours

aïe… les 12 Travaux d’Hercule?

Là où j’étais assise, j’ai quand même réussi à tomber de ma chaise lorsque, parmi les scoops de 2016, j’apprends l’expatriation (imminente) d’une ancienne collègue de métier, suivi de très près par celle d’un très bon ami espagnol. Deux choix, deux destins différents, deux nouvelles vies, deux belles façons de commencer 2016. Tout à coup je me suis sentie moins seule dans le club des « ambulants » !

Ces nouvelles se sont glissées pile au moment où, dans ma petite tête, je faisais un maigre bilan des tribulations parcourues depuis le « début » de notre emménagement (je dis bien « début » parce que je n’en vois pas la fin !). Du coup, cela m’a permis de mieux réfléchir tout en couchant sur ce nouveau billet  une expérience qui soi-disant pourrait s’avérer utile. Bien qu’en réalité, je n’avais pas particulièrement envie de revenir sur mon vécu.

J’ai été prise de court quand, en plein milieu de mes élucubrations, des copains en manque de sensations fortes ont surenchéri ! Raconter ici les vicissitudes et déconvenues du processus d’installation au Kenya (non, mais… quelle réputation, l’Afrique !) n’était pas forcément mon trip. Ne sachant pas trop sur quel pied danser à ce sujet, je ne voudrais pas être source de stress chez ceux/celles qui s’y préparent puisque, en toute subjectivité, la mienne n’est qu’une expérience parmi d’autres. Or, ça a été catégorique, il parait que si je refuse, c’est parce que je ne suis jamais partie ( !!) Alors pour vous prouver que je ne suis pas atteinte de mythomanie, et pour que certains et certaines cessent de fantasmer sur l’aventure du « grand départ », voici la chronologie de ce que furent nos dernières heures à Paris mais aussi… celles qui suivirent notre atterrissage au Kenya.

Tout compte fait, ce n’est pas si mal de me remémorer tout cela. Je sens que je suis en manque d’adrénaline depuis quelques jours ! C’est parti…

…vivre le déménagement!

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Frenchie meets Nairobi

Ou une poignée d’impressions hâtives sur la capitale kenyane

Depuis mon arrivée j’ai été très occupée à parcourir la ville de fond en comble à la pêche du minimum nécessaire à notre installation, histoire de transformer notre nouvel espace de vie en quelque chose que l’on se sentirait presque rassurés d’appeler « chez nous » puisqu’on attend toujours l’expédition des quelques meubles restés à Paris. Des semaines d’efforts ménagers qui m’ont quand même laissé le temps de socialiser avec quelques étrangers comme moi, le jardinier, la caissière du supermarché, les gardes de sécurité et mon chauffeur. A bien y regarder, c’est presque du 100% local !

Ces circonstances me poussent à penser qu’il est probablement trop tôt pour me faire une idée exacte de la ville qui nous héberge depuis à peine 2 mois. Néanmoins, dans une Nairobi que la réputation criminelle précède, j’ai déjà ma petite idée des dos and don’ts puisqu’on comprend vite que le Kenya fait partie de ces pays où un instinct de survie bien aiguisé s’avère vital.

Vue d'ensemble du Business district à Nairobi, Kenya

 

Voici ma proposition de petit vocabulaire à l’usage de tout expat en herbe à Nairobi 😉 lire la suite ici

Je replonge!

Redéfinir son identité toujours et encore, sacré défi !

Très récemment, je me suis promis de revenir plus souvent sur le blog mais avec les tristes événements qui se sont produits la semaine dernière à Paris, il m’a encore fallu du temps pour canaliser (plutôt avaler ?) ma colère. Besoin encore de recueillement, cette fois-ci en mémoire de tous ce qui ont laissé leur vie à cause d’un grand acte de lâcheté. J’espère de tout cœur que vous, qui me lisez régulièrement ou occasionnellement, n’aurez pas été touchés de près ni de loin par cette barbarie.

Quinze ans à Paris sont presque une vie ! Et mon plus beau cadeau est présent partout dans ce blog, la langue française et l’expérience culturelle de la francophonie. C’est à travers Un pied ici, un pied là bas que je rends hommage à l’héritage de ces quinze dernières années en France. C’est aussi vers ces êtres chers que toutes mes pensées se portent en ces moments de deuil et de souffrance collectifs dans une ville, que je devine, paralysée par la peur.  Comme beaucoup des victimes, je suis aussi une grande adepte de l’apéro du vendredi soir; mais celui de vendredi dernier dégage encore un goût acre qui me remonte à la gorge. Je suis tellement loin de Paris, et pourtant je me sens si près.

Presque deux mois se sont écoulés depuis mon arrivée à Nairobi. Et avec tous les préparatifs pour mon départ de Paris, je me rends à la grande évidence que ma première expatriation (Espagne –> France), ce- fut-du-gâ-teau. Quinze ans après, j’ai maintenant pleine conscience de mon ingratitude envers l’Europe. Autant vous en dire un peu plus sur moi.

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