Archives du mot-clé safari au Kenya

Meru, un dernier pelèrinage

C’est ici que nous avons fait nos adieux à la savane kenyane, au milieu de ces étendues arides et largement méconnues du nord du Kenya. Historiquement ravagé par le braconnage, le Meru National Park a été le cadre choisi pour notre dernier safari. Et à vrai dire, le plus attendu.

Who will now care for the animals, for they cannot look after themselves. Are there young men and women who are willing to take on this charge ? Who will raise their voices, when mine is carried away on the wind?

George Adamson

Ce qui m’a poussée à venir jusqu’à Meru ? Sans doute la solitude de ses paysages, leur côté brut, vierge, sauvage. L’auteur de ces mots touchants que vous venez tout juste de lire, y est pour beaucoup aussi. C’est la légende des Adamson qui  m’a persuadée de ce dernier safari,  un dernier pèlerinage à travers la savane kenyane. Peu encline à parcourir à pied les routes kenyanes, j’ai choisi la formule pèlerinage en 4×4, si toutefois cela compte 😉 .

En route pour Meru par ici

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Comment faire d’un safari trois réserves

Dans la moitié nord du Kenya, là où la sécheresse et la poussière découragent tant de voyageurs se lèvent Samburu, Shaba et Buffalo Springs. Trois petites réserves réputées parmi les moins visitées du Kenya (c’est bien dommage… )

En août 2016, nous nous rendions dans le Plateau de Laikipia pour la première fois et je me souviens clairement que j’avais apprécié le trajet bien plus que notre destination elle même. Ce fut notre vrai premier voyage en autonomie. Pendant des mois, nous avions eu l’occasion d’observer la conduite kenyane, maintenant, du moins pendant le weekend, le volant serait enfin à nous. Notre coup de cœur pour le self-drive, c’est donc ici qu’il a vraiment vu le jour, sur la route des Hautes Terres du Centre (les Highlands). Après ce baptême, le Masaï Mara et les road trips successifs ont fini de nous convaincre qu’il n’y a pas mieux pour traverser un pays comme le Kenya que son propre véhicule. La suite vous la connaissez déjà.

Au nord du Kenya, après Isiolo, village d’une mixité inimaginable pour un coin si reculé, on peut clairement dresser une ligne de démarcation entre les Highlands et le début du désert. Le paysage lui-même a décidé de se débarrasser de sa végétation pour s’habiller de poussière. On croise de nouvelles ethnies : les Boranas, les Samburu (pasteurs nomades comme les masaï) ou les Turkana en poursuivant vers l’extrême nord.

Sur l’A2, l’une des meilleures autoroutes du Kenya, à travers des paysages d’une aridité effroyable, on s’éloigne des plateaux pour retrouver volcans et chaines montagneuses. En ce mois d’octobre, les températures ont monté de plusieurs crans, la végétation se fait rare et épineuse, les cailloux gagnent du terrain, puis d’un coup, plus rien.  Les tornades de poussière et les mirages hantent notre conduite alors que nous apercevons, incrédules, les premières caravanes de chameaux.  Nous sommes à 6h de voiture de Nairobi, et nous allons pendant plusieurs jours parcourir « les 3 réserves », une fratrie de parcs où la sécheresse est depuis toujours  souveraine. Mais comment vous expliquer qu’un paysage asséché n’est pas forcément un paysage moche?

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Découvrir les 3 réserves ici

Lewa, j’en crève d’envie!

Lewa Wildlife Conservancy, un safari comme vous en avez toujours rêvé

Ça vous est déjà arrivé de voir les images de tel ou tel endroit et d’en devenir obsédés tellement vous mourez d’envie d’y aller? Ce fut pour moi le cas avec la Lewa Wildlife conservancy pendant nos trois derniers mois d’itinérance au Kenya. A force de visionner des photos pro et des documentaires animaliers ayant été tournés à Lewa, j’ai succombé à ses avances. C’est ce qu’on appelle mettre en pratique un marketing réussi, et moi, s’agissant d’animaux, je reste une proie facile.

Lewa Wildlife Conservancy est située à l’entrée de la région connue sous le nom du Plateau de Laikipia, voisin proche du Mount Kenya. Du temps de la colonisation, cette ancienne zone constituée de ranchs privés fut le terrain de jeu favori des éleveurs européens qui au nom de leur bétail décimèrent tous les animaux résidents, ou presque. Aujourd’hui, ironie du sort, ces ranchs s’attachent plus que jamais à la protection de la faune sauvage au Kenya. Pour vous dresser le portrait actuel, de nombreuses concessions privées, les unes plus exclusives que les autres, peuplent la région de Laikipia et se disputent un tourisme d’élite qui vise à réduire l’impact environnemental et à bénéficier directement aux communautés locales. Une préoccupation tout à fait dans l’air du temps.

Outre sa forte médiatisation, où réside-t-il l’attrait de Lewa ?  Est-ce  un endroit fascinant à ce point ? Il ne faut pas me demander, dans ce billet je ne vais pas rester objective 😉 .

Lewa c’est par ici

Le Masai Mara au volant (self-drive)

Découverte de la réserve la plus visitée du Kenya au volant de notre 4×4, petit retour d’expérience sur le self-drive avec, en cadeau, la loi de la savane (gare aux végétariens!).

Tout juste après le Mont Kenya (et non sans un bon massage !) on s’est lancés dans un nouveau périple, plus classique et attendu cette fois-ci. Nous sommes partis sur les pas du tourisme international dans le méga célèbre Masai Mara (« Le Mara » pour les intimes). Venir au Kenya sans visiter le Mara, c’est comme passer à Paris et ne pas rendre visite à la Dame de fer. Un fantasme assez réducteur, car il y a bien plus que cela au Kenya. Avec tout ce que je vous montre sur le blog depuis plus d’un an j’espère que le message est bien passé : le Mara c’est bien le Kenya mais le Kenya n’est pas que le Mara !

Sillonner les pistes du Masai Mara avec sa voiture n’est pas un choix ordinaire. Le voyage est long, laborieux, fatiguant et tellement rocambolesque! 😉 Comme nous ne sommes pas du genre à choisir la voie la plus facile, on s’est dit que,  pour une fois qu’on avait du temps devant nous, autant partir avec notre 4×4. Finalement, se rendre (et circuler) dans la réserve animalière la plus célèbre du Kenya au volant de son propre véhicule s’est révélé assez marrant, et je vous promets que cela n’a rien d’audacieux. Malgré les avis démotivants, nous avons voulu tester le Mara en self-drive. Cette première expérience a été concluante pour la suite de nos voyages.

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