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Écosse: clin d’œil à l’Aberdeenshire

Randonnée, vieilles pierres et le parfum du single malt. Avec ce petit clin d’œil à l’Aberdeenshire, c’est ici que ma boucle est bouclée.

Autour d’Aberdeen, on retrouve ces étendues de terre fertile qui font la joie du savoureux Aberdeen Angus beef. Des paysages plats, sans colline ni vallonnement, de quoi décourager (ou rendre impatient) le visiteur qui aurait déjà parcouru d’autres coins splendides du pays. Coincé entre les montagnes et la mer, l’Aberdeenshire compte 300 châteaux, 8 distilleries et plus de 250 km de plage sauvage, il y a bien là de quoi lui trouver quelques mérites, non ? Nous lui avons accordé sa chance. Lire la suite Écosse: clin d’œil à l’Aberdeenshire

Seychelles, y a-t-il une vie après la plage?

Bonnes adresses à Mahé, l’île principale, et quelques balades après la plage

Après l’aperçu de mon premier billet sur l’archipel, les activités principales aux Seychelles on se les figure bien, n’est-ce pas ?…

On dort bercés par les vagues (ou par du reggae assourdissant, c’est selon), on profite de la plage à l’aube quand tout le monde dort, on prend le petit-déjeuner en terrasse ou sur le sable, et on part découvrir chaque jour une nouvelle plage un peu plus loin, il y en a tant et de si belles avec l’océan qui reste toujours à portée de main… On ne peut pas échapper à la mer cristalline, au sable fin comme du talc, au bleu seychellois. Et puis le soir, on se repose de longues journées à la plage… stop ! Cela arrive parfois, que tout le monde ne soit pas au même niveau de zénitude ! Moi-même, malgré avoir longtemps vécu à quelques pas de la méditerranée, je me vois mal passer une semaine à faire la crêpe… même pas sur un sable de rêve (et aussi parce que je milite pour qu’on fasse de notre temps d’oisiveté autre chose que passer une semaine à siroter des cocktails dans un hôtel de luxe). Alors comment s’occuper lorsqu’on a les jambes qui fourmillent, et cela même sur la plus paradisiaque des îles ?

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Islande : Ce pays qui a mis mon esprit en branle

Mes derniers billets râlaient pas mal sur le fait de ne pas avoir eu un mois d’août très « détente ». Je ne serais pas tout à fait honnête si je vous cachais que j’ai quand même fait un aller-retour à Nairobi « en éclaireur », une petite visite de reconnaissance, histoire de voir à quoi ressemble la ville qui va m’accueillir prochainement. Et pendant que je ne parcourais pas la ville à la recherche d’une maison ou de la marque préféré de croquettes de ma boule de poils, j’ai profité des quelques heures à l’hôtel et du confort de ma chambre (pas le choix : la piscine était en travaux) pour émietter et savourer mes souvenirs d’Islande. Je me suis donc plongée dans la rédaction de quelques billets qui, je me disais, pourraient donner un coup de pouce à des voyageurs hésitants ou simplement à des rêveurs et des amoureux de la contemplation comme moi.

Penser à l’Islande en séjournant au Kenya, je vous assure qu’à ce jour je n’avais pas testé plus fort comme moyen de tromper l’esprit!

L’Islande est un endroit dont je soupçonnais à peine l’existence avant que la calotte de l’Eyjafjallajökull se décide à cracher le gros morceau. Ce phénomène qui a plongé l’Europe dans la poussière il y a cinq ans, m’a littéralement fascinée. Depuis, mon attirance pour l’Islande vient de ce que les paysages de cette île étaient pour moi indéfinissables tant que je ne les avais pas (vus) vécus. Une sensation similaire à celle ressentie durant mon road trip dans le Salar d’Uyuni en Bolivie ou sur le sentier qui mène au glacier du Fitz Roy en Argentine : aucune photo n’aurait jamais suffi à me donner le vertige. Il fallait y être.

Je n’irai pas jusqu’à m’auto diagnostiquer le Syndrome de Stendhal mais l’Islande m’a produit un « drôle » d’effet. Drôle et puissant. Accoutumée à un quotidien parisien délirant où tout bouge en l’espace de quelques minutes, où mes projets basculent du jour au lendemain, où l’on me sollicite en permanence… l’Islande ne pouvait pas me faire de plus beau cadeau : la quiétude.

Sur la route au coucher du soleil_Islande

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Parme… ou

Si l’automne ne vient pas à nous, nous irons à lui !

J’ai quand même la lourde impression que cette année l’automne n’arrive pas à chasser définitivement l’été. Et pourtant qu’est-ce que j’en ai envie, de cette saison tricolore! C’est pour moi la saison propice aux retrouvailles entre potes éparpillés.

Cela fait un petit moment que nous avons pris l’habitude de nous retrouver une à deux fois par an, lorsqu’on y arrive ! Certains ayant des enfants guettent des plages horaires libres dans l’agenda de mamie; d’autres, même si en apparence plus libres, se laissent grignoter par leur travail. Arrivés à la quarantaine, on s’aperçoit qu’il n’est pas chose aisée d’improviser un « weekend retrouvailles » avec ses vieux amis, surtout lorsqu’ils sont éparpillés aux quatre coins de la planète, ou du moins, de l’Europe.

J’affectionne d’autant plus ces petits weekends italiens volés à la saison d’automne car ils m’ont permis de découvrir que l’on peut viaggiare e andare a funghi, les deux en même temps. Il suffit de se rendre dans la région d’ Emilie Romagne à l’automne, et là vous faites d’une pierre deux coups.

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Vol aller-retour Paris-Bologne, une destination européenne qui reste encore très abordable si l’on sait s’y prendre à l’avance. Francesco et Vic viennent nous cueillir à l’aéroport. Jaume et Chris débarquent finalement à Bergame.

Jeudi 22h00, nous y sommes. Parme sera notre camp de base pendant 4 jours. Francesco nous a préparé un savant concentré de Parme et ses environs. S’il fallait choisir, moi, cette fois-ci je penche pour les environs. Et c’est sans appel!

Nous démarrons fort avec la chasse aux champignons (andare à funghi, pour les locaux), ou plutôt la bonne excuse de se mettre au vert et prendre un grand bol d’air. Cap sur la Strada del fungo porcino à seulement 1h de Parme. Il semblerait que le cèpe ait sa propre route touristique, et qu’il se prenne très au sérieux !

Le manger, ou ne pas le manger?

Avis aux amateurs de ces petits chapeaux sur pied: permis nécessaire de 6.50€ par jour, récolte de 3kg max par jour, un panier aéré exigé pour leur transport. C’est un jeu auquel on se prête vite à condition d’avoir quelques connaissances en mycologie.  Autrement on risquerait de se retrouver comme mon personnage préféré d’Italo Calvino, Marcovaldo, dans «  Des champignons en ville ».

Un jour, sur le bord de la plate-bande d’une avenue de la ville, tomba, on ne sait d’où, une volée de spores ; et des champignons y germèrent. Personne ne s’en aperçut, sauf le manœuvre Marcovaldo qui, chaque matin, prenait justement le tram à cet endroit-là…                               Marcovaldo, Italo Calvino

Cette petite balade en forêt m’a révélé une nouvelle route de grande randonnée en Italie : la via Francigena.      La connaissez-vous ?

Pour la petite histoire contextuelle, cette via (ou chemin des francs) était une voie de pèlerinage qui permettait d’atteindre Rome, l’un des 3 grands pèlerinages chrétiens. C’est un peu le chemin de Saint Jacques des italiens dont le parcours se prolonge jusqu’au sud de l’Italie. Des routes ayant leur origine en Espagne, France ou Angleterre le rejoignent… comme quoi, tous les chemins mènent à Rome !

Ce parcours dont je n’avais jamais entendu parler a été revitalisé ces dernières années, du moins pour la partie italienne, et offre un excellent parcours de balade à pied ou à vélo, très bien balisé. Comme projet de tourisme durable, je trouve que c’est formidable.

Nous avons fait un bout de trajet à partir du village de Berceto, au niveau du Paso de la Cisa (carte ici).  L’étape 22 de la via pénètre la forêt humide.  En file indienne, à travers des kilomètres de végétation verdoyante, nous marchons à pas soutenu, le nez dans la brume en suspension qui donne des beaux airs mystiques au sentier. Sur le bord du chemin les quelques champignons rencontrés pointent leur nez çà et là, avec de petits airs vénéneux et un sourire quasi moqueur.

Dans les chaleurs de l’été italien, cette étape doit être un vrai bol d’air. Au bout de deux heures de marche, la pluie fine… et dès les premières gouttes, on fait demi-tour. On a beau accélérer le pas, le brouillard finit pas nous rattraper et le retour se fait dans une course contre la montre avec l’averse.

Le sentier
Le sentier

Si vous faites cette balade en automne, à prévoir : imperméable, bonnes chaussures de marche antidérapantes et de l’eau en fonction des kilomètres à parcourir. En ce moment, iI se pourrait que la pluie soit des vôtres donc ne chargez pas trop sur cette dernière 😉

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