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4 985 m et des poussières…

Rando au cœur du Mont Kenya: 5 jours sur les sentiers de la deuxième plus haute montagne d’Afrique.

Récemment je suis passée vous dire que je m’en allais, mais vous vous doutez bien que ce ne sera pas de si tôt ! Notre trimestre sabbatique et les adieux au Kenya ont démarré très fort. Il y a tout juste quinze jours, je m’embarquais avec Mr Expat dans une aventure sensationnelle : l’ascension du Mont Kenya, la deuxième plus haute montagne d’Afrique, après le Kilimandjaro.

A quatre heures de Nairobi, au cœur des Hautes Terres, se trouve le Mount Kenya National Park. Les tribus Kamba, les Kikuyu, les Ebu ou les Masai l’appellent chacune différemment, mais quelque soit son appellation, il est toujours question de la blancheur de ses sommets enneigés ou du noir anthracite de ses dents rocheuses.

Dans la pratique, le Mont Kenya est une montagne d’origine volcanique entourée de paysages tantôt alpins, tantôt glaciaires, mais qu’on dirait à tous les coups tirés de l’imagination de Jules Verne. Parmi ses trois pics les plus célèbres,  le Batian à 5 199m et le Nelion 5 188m font partie des sommets les plus mythiques de la planète et restent réservés aux alpinistes aguerris. Seul le Point Lenana à 4 985m peut être gravi par les amateurs de randonnée; c’est d’ailleurs la Mecque de la rando au Kenya.

Plusieurs circuits traversent la Montagne d’un versant à l’autre, avec cerise sur le gâteau, ou but ultime pour la grande majorité des randonneurs, la montée au Point Lenana. Nous avons choisi la route dite « ascension par Chogoria et descente par Sirimon ». Comme chaque route présente un intérêt très particulier, je vous expliquerai plus bas le pourquoi de notre choix.

Pour être tout à fait honnête, je ne me suis pas encore complètement remise de cette expérience extraordinaire que je suis déjà en train de boucler mon sac à dos pour la prochaine… mais entretemps, je ne repartirai pas sans vous offrir notre vécu de ces cinq jours fabuleux, entourés de paysages à couper le souffle, à un jet de pierre de la ligne de l’équateur. Voici donc ce qu’à été notre carnet de bord pendant les 5 jours de l’ascension.

Day 1- Nairobi – Chogoria – Meru bandas, 2 950m

Départ de Nairobi à 8h. En route pour le village de Chogoria, sur le flanc sud-est du Mont Kenya. Petit temps d’acclimatation à Chogoria à 1 500m pour ceux qui arrivent tout droit de l’aéroport. Un an de résidence à Nairobi, dont le plateau se situe à plus de 1 600m, devrait nous avantager. Déjeuner sur place et essayage du matériel manquant que nous avons dû louer pour faire face aux conditions extrêmes de la haute montagne. On m’a filé des pantalons waterproof deux fois ma taille! Rester sexy ou mourir trempée? Le dilemme est vite résolu.

Notre premier bout de parcours : 32km dans un Land-rover des années 70. Cette relique increvable nous mène jusqu’à l’entrée du parc national en slalomant entre d’énormes « décharges » de buffles. Il traverse une forêt dense et un bosquet de bambous avant de nous déposer à quelques kilomètres de la grille, histoire de dégourdir les jambes et s’habituer aux pentes raides et aux premiers effets de l’altitude. Nous sommes déjà à 2 400m. Afin de mettre à l’épreuve notre capacité d’acclimatation, nous achevons 500m de dénivelé en mois d’une heure. Ouf, mon souffle, il s’en prend un sacré coup ! Arrivés au logement, nous passerons notre première nuit au Meru Bandas à 2 950m. Seul logement « en dur » avec  de l’eau (chaude!) et un feu de cheminée mais pas d’électricité. Ah oui, on peut aussi acheter de la bière pour se requinquer;-).

Day 2- Meru bandas – Mau Mau caves – Chogoria campsite,  3 300m

Petit déjeuner bien costaud! Et hop, on démarre la balade direction les 3 300m où l’on plantera nos tentes pour une première nuit de camping montagnard (et hyper basique). Ayant sympathisé hier soir au refuge avec un couple britannique-teuton, ce matin nous repartons plus nombreux. Riaz et Arndt seront de la partie pendant tout notre circuit.

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Après la lande, on traverse une forêt de silhouettes fantomatiques, des plaines comme inspirées des champs de blé, et puis des prairies vertes et vallonnées. Top, le soleil nous sourit ! Et les pics du Mount Kenya se profilent à l’horizon. Trois heures de marche et nous arrivons à notre zone de campement. Nous atteignons les 3 300m et sommes impatients de découvrir les environs par des petites balades scéniques avec lesquelles Chief, notre guide, nous a déjà ouvert l’appétit. Raté ! A peine on pose notre sac que les nuages se mettent à nous déverser leur bile avec une furie inouïe. On se rassemble comme on peut dans notre tente, la seule qu’on a eu le temps de monter, et nous voici  en plein cœur d’un orage. Nous y resterons pendant des heures, alors que la foudre s’obstine à tomber à peine quelques mètres plus loin ! Pendant une petite éclaircie, nous aurons le temps de descendre jusqu’aux grottes et la cascade du coin. De retour, grosse saucée, trempés de la tête aux pieds et prisonniers de notre tente (maintenant en plein milieu d’un marécage) jusqu’au lendemain. Pluie quand tu nous tiens…

Day 3- Chogoria campsite – Mintos camp, 4 260m

Côté météo, ça n’a pas commencé très fort la veille. Nous demandons un réveil plus matinal, histoire d’avoir quelques longueurs d’avance sur les nuages. Une très  longue journée de marche se dessine cette fois-ci, le prochain campement étant à 4 260m. Belle montée graduelle, où nous marchons le long de la gorge à travers des paysages époustouflants. Ce bel environnement, même si parfois surréaliste, nous aide à oublier la difficulté de la tache. La météo se montre récalcitrante et le brouillard nous colle aux trousses. Celui-là veut vraiment notre peau ! Nous bravons quelques épisodes de pluie mais le froid se fait de plus en plus incisif dans ces paysages tout droit sortis de Voyage au centre de la terre.

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Arrivés enfin au campement, les tentes et le thé chaud n’attendent plus que nous. Les derniers mètres se font sous une pluie de grêle, nous sommes à bout de souffle. A peine rentrés dans notre tente, qu’une douleur lancinante me prend les tempes. Nous sommes à plus de 4 000m et avons grimpé un dénivelé de 1 000m en seulement quelques heures. Et voilà que l’altitude prend sa revanche ! Il est 13h et nous ne quitterons plus notre tente, accablés par la migraine et entourés par le brouillard qui a pris possession du campement. C’est ce que j’appelle une journée exténuante. Néanmoins, le plus exigeant est à venir. On économise nos énergies, car ce soir, après minuit, nous avons rendez-vous avec le Point Lenana.

Day 4- Mintos camp – Point Lenana –  Shipton’s camp- Old Moses camp, 4 985m

C’est violent. Levé à 2h du matin pour démarrer l’ascension vers Point Lenana. Pas fermé l’œil de toute ma courte nuit. J’ai comme un petit bonhomme en train de faire sonner le gong dans ma tête et je soupçonne que ce n’est pas pour harmoniser mes chakras… Loin d’un sentiment de bien être, ce qui se dégage est plutôt un dérangement digestif de taille qui va en augmentant. Le froid intensifie la fatigue et l’inconfort. Pas faim, pas soif. J’ai l’estomac fermé comme une huître. Nos amis ont également passé une sale nuit.

Le brouillard s’est levé, et sous une voûte couverte d’étoiles, nous nous mettons en route après un thé chaud. Nous marchons à quelques centimètres les uns des autres; notre seul guide : la lampe frontale. Trois heures épuisantes, où nous franchirons les 4 500m très vite. Dans le silence de la Montagne, on n’entend plus que nos pas en parfait rythme avec la respiration. Nous sommes tous transis de froid mais nous partageons le même objectif: arriver au Point Lenana avant que le soleil ne se lève. Au bout de deux heures de marche, nous  arrivons au carrefour des chemins où nous rejoignons des dizaines d’autres loupiotes venues du flanc ouest. Le nez collé à leurs chaussures pour ne pas faire de faux pas sur la glace, ce défilé de fous serpente tout doucement. Des images de pèlerinage me reviennent, comme des dévots qui porteraient des bougies en offrande au dieu des sommets. C’est noir. C’est magique.

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C’est sans doute l’expérience physique la plus dure qu’il m’a été donné de vivre jusqu’à présent. Pendant des heures, j’ai tout fait pour me plonger dans une transe qui me fasse oublier le froid, la migraine perçante et les spasmes intestinaux. Ma compagne Riaz fera plusieurs «  pauses-nausée » avant d’atteindre Point Lenana. Ça c’est de la détermination ! Moi, je suis de plus en plus indisposée. Malgré les pauses de secours, je suis affaiblie au point que me jambes commencent à flageoler. Ce n’est pas bon signe, encore quelques mètres très techniques qui exigent toutes mes forces. Sauf qu’il ne m’en reste plus… Les derniers 100m demandent à se cramponner aux rochers glacés et j’ai le malheur de voir comment un guide vient de retenir une randonneuse, de tout son poids, avant qu’elle ne glisse vers le vide. Ça vient de m’assener le dernier coup. Je reste lucide, je sais que je n’y arriverai pas.

J’ai perdu toute confiance en mes genoux. Le but étant d’atteindre les 4 985m juste au moment où la montagne verra le nouveau jour, je n’aurai pas le temps de monter. Je presse les autres à continuer, y compris Mr Expat qui a l’air exténué. Je fais donc le choix de poser mon sac à 100m du point culminant, entre quelques rochers pointus, où je suis sûre d’avoir  le lever de soleil rien que pour moi. Et dans la solitude du froid,  et l’absurdité de me retrouver toute seule, je ris nerveusement et je danse la macarena pour me réchauffer. C’est une question de survie au moins jusqu’à l’apparition des premiers rayons.  Entretemps, je me figure tous mes compères marcheurs en train de pratiquer le selfie compulsif sur le point le plus haut : Point Lenana. Je me réjouis tellement pour eux! Et là, je me dis que je n’ai pas échouée. Bien au contraire, en ce moment précis, je suis comblée.

Il nous a fallu 2h pour redescendre par l’autre versant de la montagne. Descente presque verticale qui a bien mis a l’épreuve nos genoux. Un petit déjeuner au Shipton’s camp, face à la plus belle vue sur la vallée et les pics mythiques Nelion et Batian, nous a bien requinqués ! Ensuite, il a fallu compter 5h supplémentaires de marche jusqu’au Old Moses camp, notre dernier refuge et notre dernière nuit sur les méchantes hauteurs.

Day 5 – Old Moses camp – Sirimon gate sortie du parc, 2 650m

Le dernier jour est pratiquement sans intérêt. Un point positif néanmoins : on a dormi sur un matelas et nous avons même des toilettes à couvert. Le luxe! ;-). Après une descente de 9km par la route principale, nous atteignons enfin la sortie du parc via la Sirimon gate. L’estomac calé par un petit déjeuner délicieux et copieux (nous avons tous retrouvé l’appétit en redescendant à 3 300m !) il ne nous reste plus qu’à nous acquitter de la tâche la plus attendue par notre équipe : la distribution des pourboires (voir plus bas infos pratiques). Retour à la civilisation.

Day 6 – Nairobi, 1 600m

Massage d’une heure et demie de la tête aux pieds, surtout aux pieds ;-).

Mais comme chaque expérience est unique… Êtes vous déjà prêts à vivre la vôtre ? Si oui, je vous laisse quelques conseils pour la préparation de l’expédition.
Et surtout, Safari njema!

**En faisant clic sur les galleries d’images, vous pouvez voir les photos en taille réelle.

Mon bilan d’expérience

Au moins 90% des photos que vous voyez dans ce billet ont été prises avec nos smartphones, difficile de ranger et de ressortir nos appareils photos avec les doigts glacés et la pluie intermittente (des compacts exclusivement). Nous avons aussi choisi de venir sans nos reflex encombrants. Certaines de ses images sont magnifiques mais, croyez-moi, elles ne rendent pas justice à la grandeur des paysages.

Ces grands espaces m’inspirent le respect, et je m’incline devant le pouvoir qu’ils exercent sur moi. Lorsque je regarde ces photos, je m’entends encore haleter, le souffle entrecoupé, incapable de respirer à pleins poumons. Mais je ressens aussi une grande satisfaction, celle d’avoir poussé les limites de mon corps jusqu’à l’extrême. Un exercice que je n’ai plus trop l’habitude d’effectuer. Et même si je suis restée à 100m du Point Lenana, je me dis que ce n’est pas rien, et que tout le monde ne peut pas se targuer d’être monté (à pied) plus haut que le Mont Blanc ! 😉

Et si c’était à refaire, je dis oui, oui et oui, mais avec quelques aménagements de la route que nous avons choisie: Montée par Chogoria gate- Descente par Sirimon gate. Suite à notre petit bilan d’expérience entre copains, mon petit groupe était d’accord sur le fait qu’on aurait préféré que les Jours 1 et 2 n’en fassent qu’un seul. Et que le Jour 4 s’arrête au Shipton’s camp, car entre la montée-descente au Point Lenana dès 2h du matin qui a durée 6h et les 5h de rando qui ont suivi, nous avons marché pendant plus de 10h ! Cela aurait mérité de scinder le parcours du Jour 4, et rester néanmoins sur une durée globale de 5 jours.

A connaître au préalable pour mieux s’organiser

Un bon état physique est nécessaire, pas besoin d’être un alpiniste ou un randonneur aguerri pour se lancer dans l’ascension du Mont Kenya. Les derniers mètres menant au Point Lenana sont les plus techniques mais rien d’insurmontable si l’altitude n’a pas d’effet adverse sur vous. Il n’y a que le mal des montagnes pour tout gâcher, et encore nous ne le vivons pas tous avec la même virulence. Néanmoins, ne le sous-estimez jamais. Ceux qui pensent pouvoir faire l’ascension en aller-retour dans la même journée (toujours le touriste pressé…) risquent gros. Il vaut mieux opter par un circuit de 3 à 4 jours.

L’altitude (le mal des montagnes, ou l’œdème pulmonaire sous sa forme la plus alarmante) fera obstacle à votre effort dès l’arrivée à 3 200m. A partir de 4 000 c’est l’état physique du randonneur qui se verra anéanti même pour le meilleur des marcheurs. La cadence se réduit drastiquement, un pied suit l’autre avec d’énormes  difficultés et la respiration s’accélère sans qu’on s’en aperçoive, comme si l’air nous manquait. Je dirais même que l’on se traîne. C’est justement cela le mal des montagnes, l’oxygène se fait rare et l’organisme n’y trouve plus son compte. Ce n’est pas la fin du monde, il faut juste s’armer de patience et s’adapter au nouveau rythme, plus doux mais deux fois plus épuisant. Et rassurez-vous, on y arrive, parole d’une randonneuse épisodique.

L’équipement de camping et la nourriture sont compris dans les tours, ainsi qu’un guide local pour l’ensemble du parcours. C’est obligatoire de passer par un tour opérateur ou un club de montagne à Nanyuki. Les services des uns et des autres sont à peu près équivalents (porteurs pour vos sacs à dos, nourriture, snacks, boissons, équipement camping de base, et résa dans les refuges de montagne). L’idéal est de discuter de vive voix avec l’un des responsables de l’expédition histoire de voir si le courant passe et faire ensuite son choix.

La période recommandée pour l’ascension est impérativement l’une des deux saisons sèches : de fin décembre à début mars ou de juillet à début octobre. En dehors de ces périodes, le parcours  devient plus difficile en raison de l’accumulation de glace et de neige.

La météo reste imprévisible à TOUT moment. Côté habillement, le système des couches est à privilégier. Le soleil apparaît et disparait sans prévenir, et  entre les premières goutes,  la saucée violente ou la pluie de grêle,  ils ne se passent que quelques secondes. A peine le temps de mettre son imperméable ou de recouvrir son sac avec  la housse de protection. Lorsque le soleil a décidé de nous faire un sourire, on reconnait bien la haute montagne! Surtout avec la réverbération sur la neige, lors de la descente du Point Lenana . Les nuits sont verglaçantes, à vous givrer la toile de la tente dès qu’on atteint les 4 000m. Le petit tour à la cabane toilettes en plein milieu de la nuit devient un challenge…

A mettre dans son sac a dos : des vêtements synthétiques, des bonnes chaussures de marche bien faites, des vêtements contre la pluie de très bonne qualité (pantalon imperméable essentiel !), des gants et des bonnets, des lunettes de soleil et de la crème solaire, des bâtons de marche (très utiles !), des tablettes de purification d’eau et un sac à dos pour la journée avec l’essentiel (médicaments, snacks, eau) que vous devrez porter vous-même. Pour une liste bien complète et ne rien oublier, voici un lien sur le site du tour opérateur que nous avons choisi : Go to Mount Kenya Mountain Kit List. S’il vous manque de l’équipement type sac de couchage ou autre, vous pourrez toujours le louer mais contrôlez l’état et la qualité. Sachez aussi qu’à Nairobi, les magasins d’articles de sport sont assez sommaires (et c’est un euphémisme). Mieux vaut s’équiper avant de venir au Kenya ;-).

La nourriture servie pendant tout le circuit (bravo les porteurs !) est très complète : viande, poisson, fruits, jus, thé et chocolat chaud, légumes, et surtout des féculents préparés à la façon kenyane. Rien à redire, je trouve que c’était hyper savoureux compte tenu des conditions pénibles dans lesquelles ces braves kenyans nous ont fait la popotte.

Il existe trois routes principales à combiner selon le niveau de difficulté souhaité, le nombre de jours dont on dispose, le budget, l’exploit sportif à accomplir ou tout simplement l’envie de contemplation.  Nous avons choisi la route Chogoria-Sirimon en 5 jours. On attaque la Montagne par son flanc est et l’on redescend par l’ouest. Pourquoi celle-là et pas une autre ? C’est l’une des routes les moins fréquentées de par sa longue durée (les touristes étrangers sont toujours pressés !). Dans notre cas, nous n’avons croisé presque personne d’autre avant l’arrivée au sommet. Mais c’est également le circuit le plus scénique et surtout celui qui permet de mieux s’adapter au mal des montagnes. Ce dernier étant un gros défi et le danger le plus immédiat pour le randonneur.

Le prix des circuits varie évidemment en fonction de la durée du parcours choisi. Le forfait comprend généralement  les taxes de séjour calculées en fonction du nombre de jours passés dans le parc national du Mont Kenya. En moyenne, il faut compter  140 USD par jour pour un touriste non résident, taxes de séjour incluses. Ne pas oublier qu’à la fin du trek, votre équipe compte également sur un 10 % du prix que vous aurez payé sous forme de pourboire. Je précise ce dernier point : dans le cas où votre expérience aura été positive, c’est une façon de les rémunérer qui reste assez codifiée néanmoins puisque chacun reçoit un pourcentage en accord avec son rôle. Dans la pratique, le guide perçoit le montant le plus élevé (il est monté au point le plus haut !), ensuite le chef cuisto, et les porteurs en dernier. En tout cas, le pourcentage attendu par l’ensemble ne doit pas être inférieur à 10% du montant payé pour le trek. Bien entendu, cela ne s’applique que lorsque nous avons été contents de l’accompagnement.

Pour connaître les différents circuits, de 3 à 6 jours, cliquez ici. C’est le lien web du tour opérateur que nous avons choisi mais la plupart des sites d’expédition décrivent très clairement les circuits proposés. A noter qu’ils peuvent aussi être personnalisés.

Pour tout savoir sur le Parc National du Mont Kenya (histoire, tarifs d’entrée, activités, etc) : cliquez ici.

 

J’ai randonné sur un volcan!

Randonner à proximité de Nairobi: le cratère du Mount Longonot National Park, un volcan en sommeil

Cinq heures de nature par mois suffiraient à notre bienêtre et préviendraient le cafard d’après un groupe de chercheurs finlandais.  Voilà le pronostic du National Geographic de janvier dernier à propos des bienfaits du milieu naturel. Morale: s’agissant de combattre le stress, ces nordiques ont l’air bien plus avisé que mon médecin traitant parisien!

Tant qu’à faire, et puisque le milieu naturel est roi au Kenya, nous avons suivi leurs conseils pendant que la saison des pluies se tenait à une distance raisonnable. Maintenant, avec la mousson à nos trousses (et non, depuis quelques jours ce n’est plus une rumeur!), on est carrément pressés de profiter de ces derniers weekends de liberté, car si l’on croit la mythologie locale, on risque vite de se retrouver assiégés par des pluies torrentielles.

Bon, tous ces préambules pour vous dire que récemment on s’est attaqué à notre premier volcan en Afrique de l’Est. Respect, hein ?! Ce fût une courte visite mais une longue balade au Parc National du Mont Longonot. Ce vénérable volcan en sommeil qui cache souvent la tête dans les nuages nous titillait depuis déjà un bon moment. Difficile de ne pas le voir, il se lève majestueux à votre gauche lorsque vous circulez vers le nord du Great Rift Valley en direction de Naivasha. Des points de vue avec plusieurs dukas (petites boutiques) ont été aménagés pour les quelques (très peu) touristes de passage. La vue depuis ces belvédères de fortune est magnifique, mais la photo souvent décevante à cause des nuages qui ne cessent de bouger. Même à la belle saison, les nuages viennent balayer le ciel du Grand Rift presque en permanence. C’est pourquoi contempler le Mont Longonot sous un ciel dégagé n’est jamais acquis d’avance. Les photographes locaux disent de lui qu’il est moody, moi je dis qu’il ne se montre qu’aux plus veinards 😉

Vue aérienne du Mont Longonot au Kenya

**Photo aérienne du Mont Longonot, crédit site officiel du KWS

De façon surprenante, en cette journée de la mi-mars la météo nous faisait cadeau ! En arrivant à l’aube, les randonneurs étaient déjà légion… pour vous dire à quel point la balade est populaire.

Me suivre sur le cratère du Longonot

Hiking Ngong Hills

Randonner sans quitter Nairobi

Malgré le joli coin de verdure que nous possédons à la maison, dès qu’on met les pieds hors de notre compound, on ressent tout de suite l’impact que Nairobi, ville moderne et tumultueuse, provoque sur nous. Quand on habite une capitale comme celle-ci, il ne faut pas sous-estimer l’effet bénéfique du grand air.

Le weekend dernier, nous avons boudé le brunch dominical (ou la paella comme diraient mes concitoyens espagnols). Dès l’aube, nous sommes partis faire connaissance avec les mythiques Ngong Hills à 22km au sud-ouest du centre névralgique de Nairobi. Avis aux fans de Robert Redfort et Meryl Streep, il n’est pas question dans ce billet d’Out of Africa… mais de nature !

Vue sur les Ngong Hills, parc éolien dans la distance

Randonnez avec moi par ici!