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C’était Pâques sans chocolat

Sur instagram ce poste serait digne d’être étiqueté avec un #latergram …  par là il faut comprendre que ne maîtrise pas son emploi du temps celui qui veut. J’avais promis de vous donner des nouvelles de mon weekend de Pâques mais Nairobi est en train de faire de moi la reine de l’inconstance. Bref, j’en étais où ? Vacances ? Farniente? Ah oui, le weekend pascal! Pour faire court,  on ne risquait pas de voir le chocolat nous faire de l’œil dans les vitrines … Ici le choco est un caprice onéreux qui a la fâcheuse habitude de fondre pendant que vous faites la navette entre le supermarché et la maison. Et oui, parce que nous avons 30 ºC depuis plus de trois semaines! Mamie se figure bien qu’avec le thermomètre de Galilée en ébullition, à Pâques on ne s’est pas languis du ragoût de lapin, ni du gigot au four et sa farandole de flageolets à l’ail. Je commence à croire que la mousson n’est qu’une invention des locaux pour qu’on retrousse chemin.

Manque de chocolat authentique, j’ai détourné mon enthousiasme vers la déco d’œufs avec les piètres moyens qui me sont donnés.  Vous conviendrez que l’expérience a été un sacré ratage… mais je vous assure qu’il est impossible de faire tenir des gommettes  par des températures de bain turc.  Sawa sawa, le résultat n’est pas digne de Fabergé mais ils étaient très savoureux ces œufs et ils nous ont bien rendu service pour le pique-nique en safari (attention, j’ai pris des plein-air pour respecter le caractère sauvage du Kenya).

Vous ne trouvez pas que ceux de l’an dernier avaient l’air plus joyeux? 😉

Du côté des festivités, nous sommes dans un pays essentiellement chrétien où le weekend de Pâques s’observe obligatoirement.  Du côté du boulot, ce sont des jours fériés et, en théorie, l’occasion d’ambitionner un weekend prolongé. Je nuance « en théorie » parce que dans la pratique… chez nous ça a fini en pause éclair 😦 . Mr Expat étant rentré du Nigéria le vendredi soir même, nos aspirations se voyaient déjà grignoter en partie, sauf qu’un atterrissage in extremis nous a décidément ouvert la possibilité de faire un bref séjour au vert à proximité de Nairobi. Aussi courte soit elle, toute occasion est bonne pour profiter des beaux couchers de soleil kenyans et de l’omniprésence de la nature. Parce que comme j’aime dire souvent, ici l’herbe n’est pas plus verte ailleurs mais l’air est à tous les coups moins pollué hors de la capitale.

Alors plutôt que de rester à la maison nous gaver de chocolat local, dont les taux faramineux de beurre de cacao, sucre et lécithine de soja vous abrègent l’espérance de vie d’au moins 5 ans, nous sommes repartis nous la couler douce au bord d’un des lacs du Kenyan Rift Valley: le lac Elementeita (c’est mon préféré, alors ça finira en poste dédié !). Le Rift Valley vous l’avez déjà entendu mentionner de passage dans d’autres billets, ne désespérez donc pas, je finirai par vous le présenter ce Grand Rift vu du côté kenyan !

Et alors vous, c’était quoi en ce début de printemps dans le nord? Des œufs, des lapins ou des pâquerettes ? 😉

Happy week !

So

Ma balade de Pâques

Weekend de Pâques à Paris?
Buttes Chaumont et Belleville, faites d’une balade, deux parcs !

Qui dit Pâques, dit Semaine Sainte.
Mettez-les dans l’ordre que vous voudrez, il y a toujours dans ce binôme quelque chose qui me gêne.  Je ne renie pas les traditions de mon pays mais, en toute évidence, ce n’est pas dû au hasard si Mr Expat ne s’est jamais frotté au folklore catho-pascal de la « Semaine Sainte » dans mon pays (si vous êtes arrivés jusqu’ici, vous n’ignorez pas mes racines). A charge de (sa) revanche, en France j’ai toujours été privée de la chasse aux œufs 😦

Ne partez pas… casser le mythe du chauvinisme espagnol n’est pas le but de ce billet!  Mais en lecteurs dévoués que vous êtes, je comprends tout à fait votre intérêt à creuser cette antipathie. Vous allez certainement commencer par explorer la piste d’un quelconque traumatisme infantile : grandir dans une Espagne extrêmement catholique aurait-il entraîné de profonds dégâts dans mon psychisme d’adulte? Avant de vous noyer dans des considérations psychanalytiques,  je vous fais mes aveux. Il s’agit ni plus ni mois que de la prise de conscience tardive (mais non moins brutale) d’avoir été forcée par mes parents, depuis ma plus tendre enfance, à faire l’apologie du Ku klux Klan.

Quoi ? la photo n’est pas assez éloquente de ce que j’avance ? 😉

Du coup, de cette période de l’année je n’ai choisi de garder que les souvenirs d’un temps convivial où camping entre potes, repas en plein air et barbecues gargantuesques en famille fournissaient le prétexte suffisant à nous réunir.

Parce que je sens que ça vous démange… ici au Kenya  il semblerait que Pâques se déroule ainsi: avec 80% de chrétiens, les locaux s’installent à église pendant une bonne partie de la journée (rien qu’un dimanche normal les kenyans y passent entre 3 et 4 heures) et puis –mais seulement après l’église et le gospel- ils pratiquent le sport national : le Nyama Choma ou barbecue, la viande de chèvre étant la plus prisée des locaux. Pas trop mal comme programme, non ?

Quoi, nous ? Qu’est-ce qu’on fait de beau pour profiter de cette coupure providentielle ? Sûrement s’imposer un peu de farniente… depuis quelques semaines ça bosse d’arrache-pied ! Si on pouvait reproduire notre dernière balade parisienne, ce serait chouette.

L’année dernière nous sommes restés à Paris, le but étant de tirer quelques bouffées d’air frais dans la capitale, si toutefois cela était envisageable en ce temps-là. Si mes souvenirs sont bons, alors que Pâques est arrivé plus tard, les températures dégringolaient précocement et avec elles la qualité de l’air dans la capitale. Le printemps s’était bien installé et comme on respirait très mal, les citadins n’ont pas vu mieux que de se ruer vers les poumons verts de la capitale en espérant que la verdure suffirait à assainir l’air. C’était tellement dur, mon rhume de foins n’avait qu’une envie, que la pollution prenne enfin la poudre d’escampette.

Partis avec l’idée de remonter le canal Saint-Martin depuis République pour se prélasser aux Buttes Chaumont, nous avons fini par faire d’une balade deux parcs!

Se balader aux Buttes Chaumont et Belleville par ici

40 sur l’herbe

Ou comment s’en sortir lorsqu’on a failli oublier l’anniversaire de sa moitié.

Ce mois d’août je n’ai pas vu la mer. C’est horrible de constater que c’est la première fois que cela m’arrive, j’ai presque le vertige. Un gros déménagement se profile à l’horizon, donc pas de vacances en perspective. Ou du moins, pas de celles que j’aime. C’est carrément une prise d’otage. Je ne le soupçonnais pas à l’époque mais rallonger mes vacances du mois de mai s’est avéré être une décision TRES judicieuse. Il faudrait que j’arrête de songer aux vacanciers ou ma saison estivale va encore s’éterniser. Fin de la digression!

Tout début août, la tête dans le guidon, des cartons plein l’appart, un quotidien sens dessus dessous, le thermomètre qui dégringole, la nostalgie de la mer, un chat qui se morfond sur le canapé, enfin, vous voyez le portrait… j’ai failli oublier (la veille !) que c’était l’anniversaire de J. La date était imminente et me laissait à peine quelques heures pour me retourner. Alors, complètement à court de temps, d’inspiration, et sous le coup de l’émotion, je me voyais dangereusement envisager l’une des options suivantes :

A – lui offrir une carte cadeau « valable pour un saut en parachute »;
B – clôturer mon livret A pour lui payer un safari en Tanzanie;
C – faire semblant d’avoir oublié la date, tiens au moins comme ça c’est réglé !

Euh… heureusement qu’il me restait encore une once de bon sens pour trouver une quatrième option. D’un air très décidé donc, j’improvise: je sors de l’impasse en lui annonçant un pique-nique surprise. Ça c’est parfait puisque à l’improviste. Le cadeau irréprochable, ouf ! j’ai presque failli m’auto congratuler.

Il restait à trouver le lieu.

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