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La Suisse, j’y suis, j’y reste

Hier soir je tombais sur l’un de ces messages qui circulent sur facebook, en provenance de je ne sais quel site d’éveil de conscience à la con : « Tu ne peux pas commencer le prochain chapitre de ta vie, si tu relis sans cesse le dernier ». Au vu des circonstances actuelles, je crois que pour une fois j’adhère à 100% à ce genre de baratin spirituel. Avanti donc, et que ceux qui m’aiment me lisent !

Dernièrement, il a été question de l’Afrique, d’un tourbillon de voyages, d’encore plus de voyages, et d’un gros déménagement. Et la Suisse dans tout cela ? Je n’en parle pas trop, hein ? N’allez pas croire que je suis victime d’hallucinations ou que j’ai succombé à une crise de mythomanie. Noooooon, je suis toujours en pleine possession de mes facultés mentales. J’attendais juste qu’une poussée de stoïcisme vienne faire taire la petite voix intérieure qui n’a cessé de refouler les faits depuis le début de l’année. C’est plus vrai que nature, au 1er janvier 2017 nous avons plongé au cœur de l’hiver suisse-allemand, et nous y sommes toujours. Remarque, j’aurais peut-être mieux fait d’intituler ce post, « 5 astuces pour passer de l’Ugali à la raclette en moins de 48h», car si ce ne sont pas des facilités d’adaptation ça…

Image paradoxale mais portrait fidèle de mon état d’esprit au 1er janvier dernier, c’est pour vous dire…

en-tongs-dans-la-neige

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Je suis (presque) kenyane!

Le Dependant’s Pass, un sésame pour le conjoint d’expat

Ça y est, je croyais que le jour n’arriverait jamais. Après quasi 8 mois d’attente où j’avais perdu tout espoir, le Kenya s’est enfin décidé à m’adopter. Je ne compte plus les frais de visa que l’administration m’aura extorqués depuis août 2015. Cela fait à peine quelques jours que suis l’heureuse titulaire d’un Dependant’s Pass (permis de résidence) mais j’hésite encore entre sauter de joie ou fondre en larmes. C’est à dire que de ne pas exister du tout, je suis passée au stade d’ « appendice » de Mr Expat. Mon amour propre ne s’en est pas encore remis (dans mes veines court du sang ibérique!).

Pour un étranger comme moi, exister au Kenya en tant qu’individu à part entière demande à encourir la peine de 3 000 à 5 000 USD. Au vu donc de ces circonstances atténuantes, je me suis penchée très sérieusement sur la question du travail au noir et je ne peux qu’y adhérer entièrement, car même pour un volontariat reconnu en ONG des frais de « permis de travail » sont dus. Ici on aime le beurre et l’argent du beurre.

Vu de mon œil d’occidentale bien rangée, au Kenya pour le moindre petit aspect de la vie quotidienne on s’embarque dans une croisade. Un bel exemple: mon expérience récente auprès des services de l’immigration qui mérite bien que je la raconte en long, en large et en travers. Vous savez déjà que je suis bavarde par nature.

Alors j’y vais.
Lire ma croisade

Just landed… in Kenya

Le blog se délocalise à Nairobi: le pourquoi du comment

Beaucoup de choses se sont passées depuis l’annonce de mon départ de Paris.

Il y a eu des moments de joie, des moments de stress et même des longs moments de recueillement et de deuil. La faucheuse, elle passe et repasse le fer sur les épis, vous réserve de cruelles surprises, et choisit rarement le bon moment pour dresser son embuscade. Bref, tout s’est enchainé si vite depuis, qu’il m’a fallu du temps pour absorber A Series of Unfortunate Events, comme dirait Lemony Snicket, avant de retrouver le courage de revenir sur le blog vous faire un petit coucou.

A cela se sont ajoutés les incontournables qui vous accueillent dans tout nouvel environnement : séjour temporaire à l’hôtel, échoués dans une grande maison vide, victimes de la mauvaise foi du courant électrique africain, sans internet et même privés d’ordi portable, ce dernier coincé au fond d’une valise, elle-même bourrée de choses super improbables pour la détentrice d’un Visa touristique (ça c’est moi !).

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