Archives pour la catégorie Paris inhabituel

A Paris, comme au Maroc

Un tour à la Grande Mosquée de Paris
Dépaysement marocain assuré en plein cœur de Paris

Ces dernières semaines, le besoin de vacances et la météo maussade me poussent à rêver constamment d’endroits extraordinaires qui aideraient à oublier que j’habite la métropole parisienne. Les vacances n’arrivent pas assez vite à mon goût.. et je suis toujours à la recherche de friandises pour tromper l’appétit! Me dépayser ne serait-ce que le temps d’une journée…  la Grande Mosquée de Paris, a su combler largement cette envie.

Très souvent, mon quotidien professionnel n’est pas de tout repos. Il y a cependant des avantages à côtoyer ce que je me plais à appeler les « serviteurs» du savoir et de la culture. De ce côté-là, je suis plus que ravie de travailler dans une université. Pour l’heure, je n’ai pas trouvé meilleur moyen d’élargir mes horizons pendant 8h par jour.

L’idée de visiter la Grande Mosquée s’est présentée lorsqu’on m’a proposé de rejoindre un groupe d’étudiants de licence. Or, en tout égoïsme, j’ai choisi une visite guidée privée de la main de Claude Roëls, l’un des collaborateurs de l’établissement qui m’emploie. Vous conviendrez qu’il est beaucoup plus sympa, et personnel, d’avoir un guide entièrement pour soi :-). Je souhaite remercier ici Claude, très chaleureusement, pour sa patience, sa connaissance de l’histoire de la Grande Mosquée, et de ce chapitre passionnant (et très actuel !) qu’est le dialogue entre religions.

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Nuit blanche à Rungis

3h du matin, le réveil sonne.
Je file dans la cuisine comme un zombie. Penser à allumer la cafetière à filtre. Une tasse de remontant chaud vite avalée, j’enfile baskets, doudoune, écharpe. La tablette affiche 2 ºC. Bien se couvrir. Même le chat est déboussolé, ma pauvre bête. Paralysé face à son bol de croquettes, il nous interroge de son regard couleur miel. Et oui minou, ton petit déjeuner est en avance aujourd’hui.

4h30 du matin, après la traversée de Paris en voiture, nous arrivons sans encombre place Denfert Rochereau : le point de rendez-vous. La navette ne devrait pas tarder. Il fait encore nuit. A peine quelques lueurs à l’horizon, difficiles à déceler à cause de la puissance des éclairages nocturnes. C’est un panorama inédit pour moi, celui de Paris à cette heure-ci. C’est presque dommage de ne pas se donner l’occasion d’en profiter plus souvent, mais je ne suis pas du petit matin.

Le bus arrive. On se précipite dedans avec de nombreux noctambules venus pour la même occasion. Confortablement installés au chaud, certains voyageurs luttent contre le sommeil, d’autres papotent à voix basse. Ni le bourdonnement des voix sourdes, ni le café noir pris avant le départ ne suffisent à me réveiller complétement. Besoin urgent d’allumettes pour tenir mes paupières ouvertes.

C’est à ce moment précis, à l’interstice de la nuit et du jour, que je démarre une promenade tout à fait singulière. Vendredi, 5h du matin, les yeux encore collés et la tête dans le brouillard, je pousse enfin le péage du plus grand marché de produits frais au monde : le marché international de Rungis.

Plus de 15 ans de vie aux portes de Paris, et je persiste à conserver le regard léger du touriste. La moindre anecdote historique suffit à réveiller ma curiosité. C’est pourtant ma gourmandise qu’on chatouille lorsqu’on évoque les anciennes halles alimentaires : les Halles Centrales de Paris, dans l’actualité Jardin et Forum des Halles dans le 1er arrondissement.

Au moment où je fais la connaissance d’un nouveau quartier de Paris, je m’amuse à l’imaginer à une autre époque. Dit autrement, je fabrique des souvenirs à la couleur sépia, elle leur sied tellement bien. Que vous habitiez le quartier ou que vous soyez un promeneur du dimanche, vous êtes vous déjà demandés à quoi ressemblait la vie aux Halles Centrales à la fin du XIXème siècle ?
Quelle transfiguration !

Crédits photo:
Jacques Verroust, anciennes cartes postales et Aimé Dartus /INA

Le 3 mars 1969, après 8 siècles dans le centre de la capitale, les problèmes d’engorgement et d’hygiène poussent 20 000 personnes à s’installer à 7km de Paris en seulement quelques jours. Une opération logistique qui a été très judicieusement baptisée le déménagement du siècle. C’est ainsi que l’ancien Ventre de Paris devient le plus grand marché de produits frais du globe. Voilà, en quelques mots, ce qui fût la naissance de Rungis.

Rungis c’est une multitude de mondes à découvrir : pavillon de la marée, des viandes, des fleurs, des fruits et légumes… le tout dans un déploiement de logistique magistral. En file indienne, la visite touristique s’annonce hasardeuse car elle va nous obliger à serpenter entre les denrées, les vendeurs, et les petits trains qui transportent des marchandises. Comment prendre des photos réussies tout en essayant d’esquiver les transpalettes qui manœuvrent en toutes directions ? Cette petite séance d’acrobatie m’assène le dernier coup de réveil.

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L’Orchidée made in France

Cette semaine je démarre mon billet par un petit aveu : ce poste n’était pas à l’ordre du jour dans mon planning éditorial immédiat. La vérité est que je profite d’un cours auquel je participe en ce moment pour vous le glisser tout doucement dans ces pages.

Redevenue « élève » ces derniers quinze jours, j’avais parmi mes objectifs la publication d’un billet dont le sujet serait inspiré du blog d’un collègue d’université virtuelle.

En apparence très simple, c’est quand même un exercice qui bouscule vos habitudes parce ce qu’il vous force à trouver un sujet d’affinité avec vos fellows bloggers. Bien stimulant tout cela, oui… mais quid du défi d’insérer la thématique dans la ligne éditoriale de votre blog sans trop perturber le contingent de vos lecteurs habituels ? Bref, j’en étais là de mes calculs lorsqu’une sortie printanière il y a quinze jours m’a fourni le prétexte parfait, et donc la petite pièce manquante à l’engrenage.

Pendant mes tâtonnements Blogging 101 dans la blogosphère anglophone, j’ai eu la joie de faire la connaissance de Jean-Marcel, l’un des participants canadiens francophones qui fréquentent la plateforme. Une chance inouïe, car nous étions en minorité. Mes remerciements à Jean-Marcel pour son amour des fleurs, son art de la poésie, mais surtout sa passion de l’Ikebana, car c’est justement des fleurs qu’il s’agit dans ce billet.

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Délicieusement enfantin

Fin d’année au Musée des Arts Forains à Bercy

Avez-vous déjà fait connaissance avec le Musée des Arts Forains?

Et bien moi, j’en suis tombée amoureuse le jour où j’ai vu passer à la télé le concert privé de Benabar. En 2012, le chanteur a choisi ce lieu situé à Bercy village pour un concert d’exception. Depuis ce jour-là, j’en ai rêvé et j’ai attendu patiemment que l’occasion se présente.

C’est en toute fin d’année dernière, le 31 décembre, que j’ai poussé la porte de ce lieu magique à l’aide d’un billet dégriffé à la dernière minute sur le site billetreduc.com.

Ce lieu d’exception se réveille chaque fin d’année pour nous présenter le Festival du Merveilleux. Un événement qui se tient pendant une dizaine de jours et qui correspond à la seule ouverture annuelle au public du musée. Un endroit hors du commun qui se situe entre le musée et le cabinet de curiosités et d’objet rares.

Gare aux passionnés d’Art forain et d’objets belle époque, vous ne verrez pas les heures passer!

Pendant les vacances de noël, nous nous sommes rendus au musée entre adultes mais c’était un régal pour grands et petits. C’est surprenant de se retrouver au milieu de tous ces objets anciens et inanimés qui paradoxalement font du lieu un espace vivant et interactif. Cela revient un peu à se réveiller dans une gigantesque scène de théâtre. Complétement pris au jeu? Ou captivés par l’extravagance des animateurs? Le fait est que nous y sommes restés 3h!

Orchestre Arts Forains

Des créatures magiques qui se dessinent dans l’ombre, un éléphant-montgolfière, des instruments de musique qui prennent vie, des jongleurs, des conteurs et des acrobates, un manège vieux de cent ans qu’on fait tourner par la seule force de nos jambes, des automates vénitiens… Tout est conçu pour nous faire participer au spectacle.

Retrouver notre capacité d’étonnement, un peu éphémère et fragile à notre âge? Voilà le vrai exercice !

Et le plus insolite à l’occasion du Festival, les vieilles attractions du début du siècle dernier qui sont ouvertes au public. Si je n’avais qu’un seul et unique choix à refaire parmi ces attractions, ce serait sans hésiter le manège à vélocipèdes ou la course de garçons de café.  Surréalistes !

VélocipèdeCourse garçons de café

Bref, un vrai plongeon dans l’univers de l’excentrique. Un mélange exquis de l’Imaginarium du Docteur Parnassus et de l’esthétique de Georges Méliès. Pour une fois, nous n’étions pas avec des enfants, mais nous étions ces mêmes enfants que l’homme oiseau caressait de sa plume chatoyante.

A savoir qu’en dehors du festival, ou en cours d’année, le musée se visite uniquement sur réservation. Mais il reste aussi accessible aux chanceux qui voudraient le privatiser pour un événement extraordinaire.

Informations pratiques ici :
Musée des Arts Forains,
Pavillons de Bercy,
Paris 12ème,  Cour Saint-Emilion

La nouvelle année sous le signe du merveilleux ? Ou plutôt une jolie régression ? Je ne pouvais rêver meilleure façon de débuter l’année.

Et vous ? Comment avez-vous démarré 2015 ?