Archives pour la catégorie 3. France

Hanami au Parc de Sceaux

Le rendez-vous des japonais au printemps ou le pique-nique le plus attendu de l’année en Ile-de-France 😉

Vous n’êtes sûrement pas nippophile mais vous avez sans doute entendu parler du Hanami, fête traditionnelle au Japon où l’on se retrouve en famille ou entre amis pour admirer les fleurs. Que l’on soit japonais ou pas, peu importe. A l’occasion, un pique-nique sous les cerisiers s’impose. Leur enthousiasme est tellement contagieux qu’il ne faut absolument pas laisser passer l’occasion de se réunir sous ces nuages aux couleurs pastel que forment les cerisiers japonais. Des fleurs aux pétales doubles, triples, des nuances roses, blanches, éclatantes… c’est l’image même de la tendresse!

Hanami-cerisier-du-Japon-Parc-Sceaux

Fêter le Hanami au Parc de Sceaux

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Ma balade de Pâques

Weekend de Pâques à Paris?
Buttes Chaumont et Belleville, faites d’une balade, deux parcs !

Qui dit Pâques, dit Semaine Sainte.
Mettez-les dans l’ordre que vous voudrez, il y a toujours dans ce binôme quelque chose qui me gêne.  Je ne renie pas les traditions de mon pays mais, en toute évidence, ce n’est pas dû au hasard si Mr Expat ne s’est jamais frotté au folklore catho-pascal de la « Semaine Sainte » dans mon pays (si vous êtes arrivés jusqu’ici, vous n’ignorez pas mes racines). A charge de (sa) revanche, en France j’ai toujours été privée de la chasse aux œufs 😦

Ne partez pas… casser le mythe du chauvinisme espagnol n’est pas le but de ce billet!  Mais en lecteurs dévoués que vous êtes, je comprends tout à fait votre intérêt à creuser cette antipathie. Vous allez certainement commencer par explorer la piste d’un quelconque traumatisme infantile : grandir dans une Espagne extrêmement catholique aurait-il entraîné de profonds dégâts dans mon psychisme d’adulte? Avant de vous noyer dans des considérations psychanalytiques,  je vous fais mes aveux. Il s’agit ni plus ni mois que de la prise de conscience tardive (mais non moins brutale) d’avoir été forcée par mes parents, depuis ma plus tendre enfance, à faire l’apologie du Ku klux Klan.

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Quoi ? la photo n’est pas assez éloquente de ce que j’avance ? 😉

Du coup, de cette période de l’année je n’ai choisi de garder que les souvenirs d’un temps convivial où camping entre potes, repas en plein air et barbecues gargantuesques en famille fournissaient le prétexte suffisant à nous réunir.

Parce que je sens que ça vous démange… ici au Kenya  il semblerait que Pâques se déroule ainsi: avec 80% de chrétiens, les locaux s’installent à église pendant une bonne partie de la journée (rien qu’un dimanche normal les kenyans y passent entre 3 et 4 heures) et puis –mais seulement après l’église et le gospel- ils pratiquent le sport national : le Nyama Choma ou barbecue, la viande de chèvre étant la plus prisée des locaux. Pas trop mal comme programme, non ?

Quoi, nous ? Qu’est-ce qu’on fait de beau pour profiter de cette coupure providentielle ? Sûrement s’imposer un peu de farniente… depuis quelques semaines ça bosse d’arrache-pied ! Si on pouvait reproduire notre dernière balade parisienne, ce serait chouette.

L’année dernière nous sommes restés à Paris, le but étant de tirer quelques bouffées d’air frais dans la capitale, si toutefois cela était envisageable en ce temps-là. Si mes souvenirs sont bons, alors que Pâques est arrivé plus tard, les températures dégringolaient précocement et avec elles la qualité de l’air dans la capitale. Le printemps s’était bien installé et comme on respirait très mal, les citadins n’ont pas vu mieux que de se ruer vers les poumons verts de la capitale en espérant que la verdure suffirait à assainir l’air. C’était tellement dur, mon rhume de foins n’avait qu’une envie, que la pollution prenne enfin la poudre d’escampette.

Partis avec l’idée de remonter le canal Saint-Martin depuis République pour se prélasser aux Buttes Chaumont, nous avons fini par faire d’une balade deux parcs!

Se balader aux Buttes Chaumont et Belleville par ici

When autumn tastes like spring

Ces jours-ci, alors que l’automne avance à pas de géant, ici à Nairobi, le soleil reste longtemps au zénith. A certaines heures, ça frôle l’extravagance des 26 dégrées. Nous traversons une espèce de printemps éternel, bien arrosé par des petites pluies quotidiennes, voire des vraies trombes d’eau nocturnes, comme la saison kenyane le veut. Huit semaines depuis mon arrivée, et j’ai encore du mal à m’y faire. Mon corps s’est bien accommodé de la douceur de Nairobi mais mon esprit fait celui qui ne veut rien savoir.

Pour les dépressifs, dit-on, l’automne est une circonstance aggravante, une saison propice à la tristesse et à l’ennui. Moi, je plaide depuis toujours pour cette époque des tisanes, du temps des mutations et du crépitement mélancolique des feuilles mortes. La légende dit que nombreux sont ceux qui échangeraient l’automne tout entier pour une seule journée de printemps. Et alors que tout le monde m’envie de lézarder au soleil, en réalité, je suis encore sous le coup de l’illusion et fais de vrais efforts pour reprogrammer mon calendrier biologico-saisonnier.

Pour remédier au manque, je ferme les yeux de temps en temps, et laisse l’imagination me transporter vers l’hémisphère nord. Qu’il est agréable de me retrouver dans la campagne d’Ile de France ne serait-ce que par la pensée ! Moi, les saisons, comment m’en passer ? Elles ont rythmé toute ma vie. Et comme je suis une gourmande, c’est aussi dans les fruits et légumes que je vois défiler le calendrier. Jusque là, mon activité préférée de l’automne était la balade-ravitaillement à la ferme. Franchement, ça me manque…

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40 sur l’herbe

Ou comment s’en sortir lorsqu’on a failli oublier l’anniversaire de sa moitié.

Ce mois d’août je n’ai pas vu la mer. C’est horrible de constater que c’est la première fois que cela m’arrive, j’ai presque le vertige. Un gros déménagement se profile à l’horizon, donc pas de vacances en perspective. Ou du moins, pas de celles que j’aime. C’est carrément une prise d’otage. Je ne le soupçonnais pas à l’époque mais rallonger mes vacances du mois de mai s’est avéré être une décision TRES judicieuse. Il faudrait que j’arrête de songer aux vacanciers ou ma saison estivale va encore s’éterniser. Fin de la digression!

Tout début août, la tête dans le guidon, des cartons plein l’appart, un quotidien sens dessus dessous, le thermomètre qui dégringole, la nostalgie de la mer, un chat qui se morfond sur le canapé, enfin, vous voyez le portrait… j’ai failli oublier (la veille !) que c’était l’anniversaire de J. La date était imminente et me laissait à peine quelques heures pour me retourner. Alors, complètement à court de temps, d’inspiration, et sous le coup de l’émotion, je me voyais dangereusement envisager l’une des options suivantes :

A – lui offrir une carte cadeau « valable pour un saut en parachute »;
B – clôturer mon livret A pour lui payer un safari en Tanzanie;
C – faire semblant d’avoir oublié la date, tiens au moins comme ça c’est réglé !

Euh… heureusement qu’il me restait encore une once de bon sens pour trouver une quatrième option. D’un air très décidé donc, j’improvise: je sors de l’impasse en lui annonçant un pique-nique surprise. Ça c’est parfait puisque à l’improviste. Le cadeau irréprochable, ouf ! j’ai presque failli m’auto congratuler.

Il restait à trouver le lieu.

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