Archives pour la catégorie 1. Vivre en Suisse

J’apprends l’allemand en Suisse!

En général, je tâche de plonger le lecteur dans le dépaysement mais aujourd’hui c’est dans une drôle de balade géolinguistique que je risque de vous embarquer. Alors si ceci n’est pas votre tasse de thé, vous feriez peut-être mieux de descendre au prochain arrêt ;-). Lire la suite J’apprends l’allemand en Suisse!

Pas d’allemand, pas de chocolat !

Espagnol, chinois, swahili… des défis pour certains, des cauchemars pour d’autres, mais il n’est jamais trop tard pour apprendre une nouvelle langue!

Que ce soit par plaisir d’apprendre ou pour gagner en valeur ajoutée, on n’est jamais trop vieux pour apprendre une nouvelle langue, qu’on se le dise. Mais comme dans toute acquisition de nouvelles compétences, il vaut mieux savoir où l’on met les pieds histoire de ne pas décrocher trop tôt! Je vous transmets les conseils que les pros du dico m’ont toujours donnés: a) cherchez une très bonne source de motivation, et b) trouvez une utilité immédiate à l’apprentissage (surtout cette dernière). Et si cela ne suffit pas à motiver les troupes, lancez-vous dans l’expatriation. Un argument qui se suffit à lui-même ! 😉 Lire la suite Pas d’allemand, pas de chocolat !

Fêter le Hanami à Berne

Le printemps suit son petit bonhomme de chemin à Berne où la floraison gravissait la semaine dernière encore un nouvel échelon. A l’approche de Pâques, la nature était à son apogée et nos températures en belle harmonie. Pourvue que ça dure, disais-je tout bas… avant que la météo ne dépose sur la région, pas plus tard qu’hier, un léger duvet de flocons de neige!  Ça va s’arrêter, c’est la fin, disent les bernois, car Berne se présente déjà sous un jour nouveau, plus lumineuse, plus énergique. Sans oublier la luxuriance végétale que nous avons connue au Kenya, je retrouve ici avec plaisir la magie de l’alternance des saisons. Quel délice pour les yeux, même si je ne peux pas en dire autant pour mes narines… !

Ayant découvert les nombreux cerisiers (prunus) qui ornent la colline du Rosengarten à Berne, je me suis dit que cette année j’allais à nouveau pouvoir profiter du Hanami et « admirer les cerisiers ». Je m’attendais à une fête des cerisiers au moins aussi belle que celle du bosquet du Parc de Sceaux en région parisienne.  Mais après une enquête acharnée, je n’ai rien trouvé de semblable à Berne. Tous ces magnifiques cerisiers en fleur et pas de Hanami! Où est-elle passée cette belle tradition japonaise qui célèbre l’arrivée du printemps ? Est-ce la communauté japonaise qui n’est pas trop nombreuse à Berne ? Ou est-ce la culture du Rösti qui a effacé toute trace de tradition nippone dans leur esprit ? J’ai mis très vite fin à mes réflexions lorsque Mister annonce il fait trop beau, demain je rentre plus tôt. Il y a des signes qui ne trompent pas ! Le printemps frémit dans nos veines, mais aussi celles des bernois qui sont nombreux à s’attarder dans les jardins, en fin de journée justement, pour le plaisir d’immortaliser les fleurs.

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Lorsque printemps rime avec foins

Pollen, antihistaminiques et un petit grain de féminisme

En ce premier trimestre de l’année je n’ai pas été très réceptive à la multitude de choses sympathiques qui se passaient dans la capitale fédérale, ni aux multiples possibilités qu’offrent les montagnes environnantes non plus. Je me suis contentée de me tenir débout, de l’autre côté de la glace, un peu comme on fait du lèche-vitrine. Malgré un atterrissage à Berne plutôt (très) cool, j’ai été soucieuse de me débarrasser des démarches matérielles avant tout. Ensuite, dans l’urgence d’interpréter mon nouvel entourage, je me suis jetée corps et âme dans un cours intensif d’allemand, histoire de dépoussiérer au plus vite les débris linguistiques (il n’y a pas d’autre nom) acquis il y a vingt ans. Jusqu’à ce que très récemment, des picotements affreux dans la gorge et dans les yeux m’obligent à refréner ma frénésie teutonne. Je commençais déjà à mettre certains symptômes sur le compte de l’overdose grammaticale quand l’Aerius et l’Avamys ont fait leur apparition sur ma table de nuit. Ce sont chez moi les deux grands signes avant-coureurs du changement de saison. Ceux qui souffrent des maux de printemps se reconnaîtront.

Les fleurs c’est par ici