Nairobi: la course au logement

Mon vécu sur la chasse au logement, des infos utiles sur le marché de l’immobilier et les réflexes à adopter pour une recherche efficace en quelques jours.

Elles se passent comment ces vacances, alors?
Car à chacun son tour ! 😉

Nous avons passé de super vacances, avec une météo qui nous a gâtés en France et un soleil qui nous est resté fidèle jusqu’au bout (un peu trop même…)  en Espagne. Maintenant, ça y est, nous voici de retour au Kenya. Au revoir les vacances, les retrouvailles, les amis, la famille, les apéros (pas vrai ! ça, ça continue !)… mais surtout, finie la tournée européenne. Mais qu’est-ce qu’on y peut ? Ce sont là les petites complications de vivre loin de ses racines et de ses proches, et à vouloir à tous les coups rentabiliser les distances parcourues en avion, on finit par survoler le continent en long, en large et en travers.

Le temps de déverrouiller mes grosses valises, retrouver mes carnets de notes et mettre la main sur mon Canon de poche, je reprends le blog avec le partage d’infos sur notre vie au Kenya. Maintenant que nous allons bientôt fêter notre première année à Nairobi (le temps s’envole !), je démarre avec ce que j’appelle un poste « utilitaire ». Il fera rigoler (ou pas) tous ceux qui en ce mois d’août, faute de partir en vacances, préparent leur grand déménagement, ou s’inquiètent parce qu’ils ont du mal à voir le bout du tunnel !

En août 2015, j’atterrissais à Nairobi, par la première fois, avec un seul objectif: trouver un logement en ville et cela, en moins de 5 jours. Je regrette, oh combien, que personne n’ait su m’orienter à ce sujet ne serait-ce que quelques jours avant de débarquer dans la capitale kenyane, l’air complètement paumée. L’expérience des autres, aussi personnelle soit elle, peut s’avérer précieuse ! Ce billet s’appuie sur mon propre besoin et mon expérience de ce qui fut la recherche de logement à Nairobi, il y a tout juste un an. Il risque d’être utile à tous ceux qui s’embarquent prochainement dans leur propre marathon au logement.

D’après mes observations, et mon expérience de cette première année au Kenya, je dirais que deux cas de figure semblent s’offrir au futur nairobien, encore sans domicile fixe:

Cas A- Fraîchement arrivés à Nairobi, à la suite d’une nouvelle affectation, nous remplaçons quelqu’un déjà en poste. Ça, c’est ce que j’appelle une installation sans encombre. On nous accueille les bras ouverts, on nous oriente, nous bichonne, nous introduit dans le cercle archi-exclusif du milieu professionnel… Mais le vrai plus: notre maison est prête ! Le logement y est (avec chauffeur et cuisinière !), on remplace un pion par un autre! Bref, pas de stress, des expats comblés 😉

Cas B – Récemment débarqués en ville, vous venez de décrocher une « création de poste ». Pas de prédécesseur, pas de logement en héritage, et tout est à construire. A la rigueur, une relocation company (des consultants qui vous orientent beaucoup, beaucoup, énormément)  peut vous venir en aide.

Mission principale : Identifier un logement dans l’espace de 5 jours dans une ville où l’on ne maîtrise rien ? … les boules!

Skyline-Nairobi

Mais c’est là que l’agent immobilier kenyan vient à notre rescousse…

Quand on a personne à ses côtés, comme ce fut notre cas, le plus simple est de faire appel à :

-soit un agent free-lance (attention, ils peuvent être très malins). On n’a pas à le rémunérer car il prend sa commission directement auprès du propriétaire du logement après la transaction finale ;

– soit une agence immobilière. Et ça, ce n’est pas ce qui manque à Nairobi ! Le commerce du logement pour expats rapporte… Voici quelques sites d’offre immobilière que je m’étais procurés quelques mois avant le déménagement. Ils m’ont été bien utiles pour me « dessiner » les espaces de vie lorsque j’étais encore à Paris. Une fois à Nairobi, je me suis servie de ces adresses pour faire comprendre à l’agent immobilier le type de logement que je souhaitais et lui donner des exemples concrets.

Quelques gérants d’immobilier et sites web très populaires ici:

Knight Frank, haut de gamme, budget élevé

Karengata properties, haut de gamme, budget élevé

Lamudi, grille assez large (site comparateur)

Property unit, grille assez large (site comparateur)

On peut aussi rejoindre des sites consacrés à l’expatriation, ou des groupes sur Facebook (expats Nairobi) où les agents immobiliers, plus ou mois camouflés, sont légion. Le bouche à oreille marche pas mal aussi, mais là encore il faut connaître quelqu’un sur place… Ou pourquoi ne pas contacter les bénévoles des accueils de la FIAFE à l’étranger pour une première orientation ?

Choisir son logement à Nairobi :  trois règles de base

Le Central Business District j’éviterai. Le CBD ayant la réputation d’être le centre névralgique de la criminalité une fois la nuit tombée, on évitera par tous les moyens d’y élire domicile, même lorsqu’on y travaille. Depuis quelques mois, le CBD est la scène de protestes et de violences en lien avec les futures élections présidentielles de 2017, du fait qu’il regroupe une grande partie d’organismes administratifs et de gouvernement. A éviter, n’importe quel nairobien vous le dira.  Pendant la journée, en revanche, au CBD ça fourmille d’animation, de business et de marchands ambulants mais on s’efforcera de ne pas exhiber notre smartphone ou les joyaux de la couronne 😉

Nairobi-from-above

Le trafic je craindrai. Vous l’aurez compris dans mes premières impressions où je vous parlais du choc que j’ai reçu en constatant le manque de fluidité de la circulation automobile à Nairobi. La bête noire de la capitale kenyane : le trafic en centre ville aux heures de pointe, et de plus en plus souvent à n’importe quelle heure. Bref, c’est bouché en permanence et, en période de mousson (il faut se préparer à tout), vous pouvez facilement passer la nuit dans la voiture. Les transports en commun n’existent pas tel que nous les connaissons en Europe. Les matatus sont empruntés notamment par les locaux, et bondés au bout de deux arrêts. Bien qu’ils fassent la loi sur la route (en versant quotidiennement des pots-de-vin aux agents de trafic), ils ne vous garantissent absolument pas d’arriver à l’heure à votre destination. Et pour ne pas taire la réalité des choses, ils ne vous garantissent pas d’arriver… tout court.  Aussi affolant que cela puisse paraître, le manque absolu de civilité et les accidents mortels sont une réalité quotidienne.

A une distance judicieuse de mon bureau et/ou des écoles je resterai. Se loger à Nairobi dépendra principalement de l’adresse de notre bureau ou de l’école choisie pour nos enfants. Il n’est donc pas surprenant qu’une grande majorité de familles francophones résidant à Nairobi s’installent autour du Yaya Center Mall en raison de sa proximité au Lycée Denis Diderot.

Une attitude très répandue : on choisira notre maison non pas tant en fonction de la distance en km à parcourir entre le domicile et le bureau, qu’en fonction du temps qu’on souhaite y investir. Trois heures coincés dans les embouteillages, laisse le temps de lire et relire le quotidien national, traiter ses mails et traîner sur facebook, mais à peine arrivés au bureau qu’il est déjà temps de repartir !

Se repérer dans le labyrinthe de quartiers de Nairobi

Quelques uns des quartiers les plus prisés ou dits up-market (les loyers viennent avec) : Karen, Runda, Gigiri, Muthaiga, Kyuna, Kitisuru qui constituent un savant mélange de résidences d’ambassade, d’expatriés de tous horizons et de locaux nantis. Très résidentiels (que des maisons), certes, mais avec l’inconvénient d’être loin des centres énergiques de la ville, si c’est là que votre bureau et l’école de vos enfants se situent.

Façade+garden

Les coins les plus plébiscités semblent être Kilimani, Kileleshwa et Westlands où les résidences et les tours d’appartements se confondent. Grâce à leur situation centrale, près des principaux centres commerciaux (car pour le shopping et la vie sociale c’est là que ça se passe principalement…), ce sont les quartiers de prédilection pour une majorité d’étrangers. Autrement, il y a Lavington, quartier charnière, plus ou moins agréable et qui reste à une distance plus que raisonnable de tous commerces et commodités.

Lorsque quiproquo et référent culturel s’en mêlent

Dans un pays aux usages urbains aussi différents des nôtres, impossible de ne pas faire quelques gaffes. Le plus dur dans cette étape « pré-installation » est de réussir à se projeter dans une ville que l’on ne connait absolument pas, et cela dans l’espace des quelques jours qui nous sont accordés pour y élire domicile. Quand je pense à la France ou à l’Espagne, même en connaissant le marché immobilier, il vous faut un an pour trouver un logement selon vos goûts, besoins et budget. Faire cela en quelques jours, sans se planter ou regretter, c’est un grand défi. Nous n’avons pas tous la même perception du confort, du bien être ou de la distribution de l’espace utilitaire dans une maison. Comment faire comprendre nos besoins et nos souhaits à l’agent immobilier kenyan? Les quiproquos s’enchaînent, et cela devient risible lorsqu’on s’entend dire des trucs du genre: « Moi ? Je n’ai jamais dit que j’avais besoin de trois cuisines ! » ou « J’ai demandé un jardin, et ça… ça c’est un pot de géraniums ! ». Bien regardé, c’est une expérience à prendre, car on est en train de faire là les premiers petits pas vers un nouveau référentiel culturel 😉 Super formateur !

D’autre part,  il faut souvent  faire avec ce que la culture immobilière de la ville est en mesure de nous offrir. Le fameux changement de référentiel : pas de problème pour trouver une résidence avec jacuzzi, piscine, gym, jardin… mais lorsque (venant d’une surface parisienne) on ose demander « un petit 3 pièces », ils se roulent par terre ! Ici à Nairobi, proposer un 5 ou 6 pièces est la règle de base. Là encore, comment se projeter dans une maison de 200m carrés lorsqu’on habite un appart de la région parisienne, que nous sommes deux, et que l’ensemble de nos meubles suffit à peine à remplir une chambre?! Avec notre logement actuel, j’ai été tentée de m’inscrire sur Airbnb !

Après tout, peut-être aurons-nous la chance d’hériter de la maison ou l’appartement de notre prédécesseur ? Dans ce cas, aucune hésitation, on dit « oui », la vie devient tout de suite très simple, je vous l’assure !

Alors que plus d’un million de personnes habitent dans des bidonvilles (pratiquement un tiers de la population), dans des conditions sanitaires et humaines profondément révoltantes, le développement immobilier à Nairobi est en pleine expansion. Partout, des tours de béton et d’acier poussent comme des champignons en ville. Ces appartements sont le dernier cri en aménagement cuisine et électroménager, jacuzzi privé et autres commodités auxquelles vous n’auriez sûrement pas songé dans un pays comme le Kenya. Nombreux sont les expats qui se laissent tenter par le confort de ces appartements froids et impersonnels avec vue sur des toits inachevés et les innombrables chantiers de la capitale. Les penthouses sont particulièrement recherchés et partent en premier à des prix prohibitifs. C’est d’ailleurs intéressant de constater que selon la nationalité, le type de demande change complètement : il y a la demande bling-bling, limite déco bollywood, et en opposition, vous avez ceux qui choisissent de louer dans « de l’ancien » ; c’est-à-dire qu’au profit d’un carré de verdure et le charme du vétuste, on est prêts à ferrailler avec l’indolence du propriétaire et les bricolages sans fin. C’est un choix comme un autre sauf qu’il demande un sacré capital patience. Je peux en témoigner, puisque j’ai fait ce dernier choix  😉

 A garder en tête avant la signature du bail

Avant de s’installer, voire même de s’engager pour la signature du bail, voici tous les points qui feront de vous un locataire averti. Sachez que, pour de nombreux expatriés, l’employeur est en droit d’exiger certaines conditions de sécurité (Nations Unies, grandes ONG, services de coopération et multinationales, entre autres) auxquelles le propriétaire devra se plier s’il veut décrocher le bail. En cas de désaccord, soit vous les prenez en charge, soit vous allez voir ailleurs.

-Un générateur de secours (inverter ou un back-up generator) pour les coupures d’électricité responsables de nos récurrents diners aux chandelles. A savoir que la puissance d’un générateur n’alimentera que certaines prises dédiées dans la maison. Souvent, le frigo et internet 😉 puis on sacrifie le reste ;

-Conditions sécuritaires les plus courantes : double garde 24h/24h (soudoyer deux personnes, çà devient tout de suite plus onéreux !), « panic buttons » dans les pièces  principales, système d’alarme centralisé, grilles-barreaux de sécurité pour chacune des entrées, et safe-haven (sépare les étages et le RDC par une grille) pour s’isoler la nuit, ou en cas d’intrusion ;

-Un réservoir d’eau pour les périodes de restriction (water tank, borehole) ;

-Bien vérifier ce qui est compris dans le loyer car le propriétaire a souvent des trous de mémoire et oublie de préciser la taxe de ramassage d’ordures, le salaire du jardinier et les frais d’entretien de la résidence, entre autres…

Domestic Staff Quarters ou DSQ, typique dans les logements au Kenya. Il s’agit d’une dépendance à l’usage du personnel de maison, généralement une chambre et salle de bain annexes au logement principal. En cas d’embauche d’une aide ménagère, chauffeur ou nounou, s’ils habitent très loin, ce qui est souvent le cas, vous leurs permettez de vivre chez vous ;

-De la bonne humeur (beaucoup) pour faire face aux vices cachés du futur logement.

Du côté du budget

La diversité de prix s’accorde avec le choix du quartier, s’il s’agit d’une maison isolée ou d’une résidence, d’un appartement ou d’un dernier étage, s’il est meublé ou vide, avec ou sans jacuzzi (sans blague !), avec piscine et salle de gym. Toutes ces options dessinent une grille budgétaire assez diverse. Je dirais même que le déclencheur d’un budget gourmand réside dans le choix entre une maison isolée et une résidence car il faut compter à ses frais, en plus du loyer et les charges d’eau et électricité, le salaire d’un garde et le personnel pour l’entretien des espaces verts, quelque fois de la taille d’un jardin public !

Après une semaine de recherches intensives, je suis arrivée à la conclusion déroutante que tout se fait à la tête du client, sans règles fixes, sans grille de prix sur laquelle se baser. Je me vois encore visiter des appartements meublés avec électroménager neuf, encore sous bâche plastique, et double jacuzzi pour moins cher qu’une vieille maison vide infestée de rats.

En général, je dirais qu’en ce moment le loyer mensuel d’un appartement  vide 3 pièces (hors charges) commence à 1 000 USD et les maisons peuvent aller jusqu’à 5 000 USD. Quant à l’ameublement, paradoxalement on trouvera des logements meublés et fully-serviced (avec ménage inclus) moins chers que des apparts ou des maisons vides. Bref, vouloir établir une logique entre le rapport qualité-prix est un casse-tête, puisque ça va du « pas trop logique » à du « n’importe quoi ».

Ah, oui. Vous venez de laisser comprendre à votre agent que vous bossez pour l’ONU. Malheureux ! Soyez donc prêts à diviser le prix qu’on vous annonce par deux, voir par trois, car les salariés des Nations Unies ont la réputation du « forfait tout payé ». Vrai ou faux, ce n’est pas mon affaire, mais la gourmandise du marché de l’expatriation à Nairobi ne connait pas de limites.

Voilà, dans les grandes lignes, comment nous avons trouvé le panorama de l’immobilier dans la capitale Kenyane il y a tout juste un an.  Alors, c’est pour quand votre arrivée ?

Publicités

4 réflexions sur “ Nairobi: la course au logement ”

  1. C’est tres amusant de lire tes anecdotes de la recherche d’un logement… et finalement, comme Tara, je dirais qu’il y a pas mal de points communs d’un pays a l’autre.
    A notre arrivee en Thailande, nous avons ete laisses completement seuls. Mon epoux travaillait tout le temps. J’avais deux enfants de moins de deux ans sur les bras et un logement a trouver.
    J’ai finalement decouvert (trop tard mais ca servira pour la prochaine fois) qu’un moyen tres efficace etait de se rapprocher des communautes expat sur place pour avoir les infos les plus adaptees, en fonction de son style de vie / age des enfants / scolarisation / types d’emplois…
    Et vous, a posteriori, etes vous contents de votre choix ou auriez vous « vise » differemment?

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, ce n’est pas évident quand on est tout seul, hein? Je te comprends très bien. Moi, j’ai contacté des assos d’expats et autres, mais au mois d’août (pas eu le choix de date pour chercher le logement) ils s’affichaient tous « en vacances »! Pas très utile finalement l’entraide… Une relocation a voulu nous donner un coup de main, et nous a surtout fait perdre beaucoup de temps. Pour notre logement actuel, c’est arrivé un jour avant notre départ en France, un miracle presque: un free-lance qui a su très bien viser. Nous sommes très contents, on n’était pas exigeants (on nous a même avoué qu’on était des clients très faciles), notre bonheur ne tenant qu’à un petit bout de verdure et une ou deux chambres d’amis. Tout ce qui nous manque à Paris, quoi! J’en connais qui ne trouvent jamais chaussure à leur pied. Nous avons tout de suite compris à quel point nous sommes privilégiés et, une fois posées nos valises, on est passé à autre chose. On ne manque de rien :-).

      Aimé par 1 personne

  2. A quelques différences près, les marchés immobiliers du monde entier semblent pas mal se ressembler (prix affolants et fantaisistes, surfaces démentes, agents immobiliers pas toujours au top). Moi j’avoue qu’on a eu de la chance : un agent de relocation top, ce qui nous a évité les déboires de certaines connaissances (genre visiter un appartement pas mal, et puis s’enquérir : mais elle est où la cuisine ? Ah bon, vous vouliez une cuisine ? Welcome to China 😉 ).

    Aimé par 1 personne

    1. C’est ça ! Nous, même avec une relocation (dont les agents n’avaient aucune expérience et cumulaient 3 boulots par semaine pour s’en sortir), c’est finalement un free-lance qui nous a sauvés. Perso, j’ai trouvé l’expérience très intéressante car j’ai vécu un vrai choc “immobilier” en découvrant la surface démentielle des logements. S’habituer à notre nouvelle habitation nous a bien pris deux mois, il n’y a que le chat qui était heureux (d’ailleurs, on en a pris un deuxième, histoire de remplir l’espace ;-)). Mais l’un des faits que je trouve le plus révoltant dans le développement immobilier : le gouvernement qui exproprie sans cesse du terrain aux écoles pour les filer à des entrepreneurs privés. Sans compter que la grande majorité de kenyans vivent entassés dans des bidonvilles, et les plus privilégiés logent la famille au complet dans une chambre de bonne. Le choc immobilier, je dis !

      J'aime

Ne soyez pas timides, dites quelque chose...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s