Vers la fin de l’équinoxe

Des 4 saisons l’automne est la plus incertaine,

Du moins à Paris.

Il pleut, il ne pleut pas, il pleut…

… ma seule conviction étant qu’après la fin des vacances, et le retour au rythme débridé de Paris, il n’y a pas que les arbres qui perdent leurs cheveux. Au revoir le beau halo doré si laborieusement travaillé pendant les mois de juillet et août car dès la fin d’octobre, on a déjà l’air décoloré.  Alors que dire du mois de novembre !

Il est prouvé que l’automne prédispose au cafard. Rien qu’à lire la définition du mot mélancolie:

« État affectif plus ou moins durable de profonde tristesse, accompagné d’un assombrissement de l’humeur et d’un certain dégoût de soi-même et de l’existence »

(citation empruntée au CNRTL*)

on se presserait de demander audience à son médecin.

Moi, cette saison me rend nostalgique. Mais d’une nostalgie passagère, tendre, inoffensive et que je situe très loin de la tristesse accablante, ou de la dépression saisonnière. Est-ce peut-être parce qu’en automne, je garde encore l’espoir des grands projets tricotés pendant l’été?

La fille du sud qui est en toi doit énormément regretter le soleil, me dit-on souvent. Grande vérité! Mais ce n’est pas tant la chaleur du soleil que la lumière naturelle qui me manque. D’ailleurs, lorsque j’ai pris racine en région parisienne, il y a bien eu un point sur lequel je n’ai pas fait de concessions : des grandes fenêtres et un balcon fleuri, pour avoir un semblant de printemps dans mon salon toute l’année.

A force de faire la navette entre le boulot, le métro et le dodo on s’habitue vite à la vue sporadique du ciel parisien.

Le matin, je quitte la banlieue pour rejoindre Paris : il fait encore nuit.
Le soir, je laisse Paris derrière moi pour retrouver ma banlieue : il fait déjà nuit.

La semaine dernière lorsque je me séparais d’une amie à l’entrée du métro, elle a eu raison de s’exclamer, avec plein d’humour, « et dire qu’on l’appelle la ville Lumière ! ». Là elle n’a pas complètement tort…

Mais, moi qui ai un besoin vital du rythme des saisons, je chéris l’automne. Et puis j’adore être bousculée par un coup de vent inespéré ou me faire surprendre par une pluie de feuilles mortes…

Je prends donc la route vers le solstice d’hiver entourée des quelques instantanées automnales qui me sont restées.

Après un été pluvieux, cette année l’automne a rayonné. Et il semblerait même qu’il n’ait pas encore dit son dernier mot !

Alors, c’est comment l’automne chez vous?


*Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

 

 

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2 réflexions sur “ Vers la fin de l’équinoxe ”

  1. C’est joli par ici 🙂 J’ai aimé l’automne prolongé que nous avons eu à Paris mais aussi à Londres et en Italie… On n’a pas toujours eu chaud mais le soleil suffit à donner le moral ! Bises !

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