Escapade andalouse: Sierra Cazorla

Les étés où nous passons des vacances chez mes parents, pendant la nuit il m’arrive souvent de me réveiller en sueur.  A seulement une heure de la mer, dans ma petite campagne qui ne connait pas la brise méditerranéenne, la chaleur ibérique peut devenir vite insidieuse.

Cette année justement, vers la mi-août, je me suis réveillé en nage. Assaillie par des souvenirs d’une fraîcheur lointaine, je me suis abandonnée à la rêverie. Une simple stratégie de fortune pour échapper à la chaleur suffocante. Le désir de me transporter vers l’origine de ces souvenirs a été tellement fort que je m’y voyais déjà. C’était l’été de mes 16 ans et je séjournais dans le sud. Quel appétit soudain de nuits fraîches et de journées à l’ombre de la canopée !

Oui, l’autosuggestion ça marche…. temporairement. Mais on peut faire mieux.

Voilà donc qu’en moins de 48h j’ai improvisé une visite au Parque Natural de Sierra de Cazorla. Des longues nuits de sommeil complet en perspective, de quoi se réjouir rien qu’à l’évoquer.

La première fois que j’ai mis les pieds dans cette réserve naturelle, à seulement 4h de la méditerranée, c’était pour m’entraîner à l’art du camping. Plus de 20 ans après, j’y retourne pour un séjour plus coquet dans le Parador de Cazorla. Situé dans la partie sud du parc, cet ancien pavillon de chasse restauré est la promesse d’un séjour dodo-rando-dodo. Tout un programme devant nous !

A 4h de la région d’Alicante, cette destination par la petite route A319 est un délice. La plaine aride de la Mancha cède progressivement la place aux montagnes rocailleuses, puis quelques dizaines de kilomètres plus tard, les premiers champs aux feuilles argentés se dessinent devant nous. Nous ferons la route ensemble, car ici nous sommes au royaume de l’olivier.

Dans ce coin de l’Andalousie, certainement l’un des moins touristiques, il y en a pour tous les sens. Bleu ciel, rouge terre, vert olivier… arômes de végétation grillée par le soleil et, à quelques mètres de la route à peine, les cloches du bétail et le chant des coqs. Nous sommes partis pour 4h de route, nous en faisons 6h tant l’envie nous gagne de faire une halte à chaque métamorphose du paysage.

Après une soixantaine de kilomètres en zigzag par la route panoramique qui longe les eaux vertes du réservoir El Tranco, nous arrivons enfin à La Iruela dans un concert assourdissant de cigales. Ce trajet je l’ai toujours parcouru aux mois de juillet et août, car c’est la période idéale pour le camping, formule de prédilection pour l’étudiante fauchée que j’étais dans les années 90. Cependant, je conseille plutôt la période qui va d’avril à juin. La chaleur y est moins intense, et la verdure d’autant plus présente.

Petite pause-déjeuner rafraîchissante… et je vous donne la suite dans quelques jours?
😉

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